Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:34

L’hommage aux « morts pour la France » est une obligation morale mais aussi historique et politique pour tout chef de l’État. Et Nicolas Sarkozy est dans son rôle en se mettant en scène le 11 novembre lors de la traditionnelle commémoration. Mais, doté d’une compassion à géométrie variable, il est d’autres morts dont notre président ne se soucie pas. Sans doute parce que ces morts-là manquent de mérite à ses yeux...

 

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Nicolas Sarkozy va faire déposer dans les prochains jours un projet de loi destiné à faire du 11 novembre une journée du souvenir consacrée à tous les militaires français morts au combat depuis la Grande guerre, y compris lors d’opérations extérieures ayant moins à voir avec la défense du territoire ou les intérêts nationaux qu’avec celle des profits attendus par les grands groupes industriels amis du pouvoir.

 Transformer le 11 novembre, date anniversaire du sacrifice des « poilus », en journée du souvenir de tous les soldats tombés sous l’uniforme français est pour le moins contestable et suscite même, ici et là, un débat assez vif entre ceux qui veulent garder à cette commémoration son caractère d’hommage aux victimes militaires de 14-18 – très majoritairement des conscrits venus des classes populaires –, et ceux qui, en accord avec Nicolas Sarkozy, souhaiteraient voir cette date devenir une sorte de Memorial Day à la française.

 Cette volonté affichée d’hommage collectif à toutes les victimes militaires, si elle est discutable, n’est en soi pas choquante, bien qu’elle fleure de manière peu agréable nettement plus l’opération de communication élyséenne que la réponse à une évolution attendue du devoir de mémoire. Mais par la dimension qu’elle a prise dans les médias, cette initiative n’en souligne qu’avec plus d’acuité le fait que Nicolas Sarkozy a décidément, comme il l’a démontré à maintes reprises depuis le début de son mandat, l’hommage et la compassion sélectifs.

 Combien de victimes civiles innocentes – y compris femmes, enfants et vieillards – ont fait nos troupes en frappant parfois de manière aveugle des villages ou des campements avec un armement dévastateur pour mieux se protéger dans des contrées où jamais elles n’auraient dû mettre leurs treillis ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?

 Combien de personnes sont mortes cette année dans nos rues, victimes de privation de nourriture, de soins, de logement, et du minimum d’attention de pouvoirs publics au mieux indifférents, au pire cyniques ? Combien d’autres personnes, jetées dans la précarité et menacées de misère par l’abandon de ces mêmes pouvoirs publics, les rejoindront dans les mois à venir sous les yeux effrayés des 8,2 millions de pauvres que compte désormais notre pays et qui, tous, craignent que leur nom et celui de leurs proches s’ajoutent à cette liste de la honte ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?

 Combien d’ouvriers sont morts cette année sur les chantiers, victimes, pour accélérer les cadences et augmenter les profits des actionnaires des groupes de BTP amis du pouvoir, de conditions d’emploi inacceptables et dangereuses ? Et parmi eux, combien de décès directement imputables à la disparition programmée des inspecteurs du travail, sacrifiés sur l’autel des exigences du patronat avec la complicité du pouvoir UMP ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?

 Il est vrai que le chef de l’État n’a guère de temps disponible pour se disperser. Sauveur autoproclamé de la France, de l’Europe et même de la planète si l’on en croit son dernier show télévisé face aux carpettes Yves Calvi et Jean-Pierre Pernaut, il doit dégager des priorités. C’est pourquoi, délaissant les immigrés disloqués sur les chantiers, les SDF morts de misère sur les trottoirs, et les lointains étrangers hachés par les balles de 12.7 de la glorieuse armée française, il préfère se concentrer sur les causes prioritaires. Et c’est ainsi que Nicolas Sarkozy vient – pour la dixième fois !!! – de rencontrer les parents de Florence Cassez, condamnée en première instance puis en appel non par la justice fantoche d’une république bananière, mais par les juges de l’un des plus grands pays démocratiques du continent américain, le Mexique, pour complicité d’enlèvement et de séquestration**. 

 La précarité, le dénuement, la misère font aussi des morts, Monsieur Sarkozy. Quel hommage comptez-vous rendre à ces victimes d’un système économique brutal qui broie les faibles, détruit les humbles, et saccagera bientôt les retraités modestes et les malades impécunieux si un deuxième mandat vous donne la possibilité de porter le coup de grâce à la protection sociale ? Où est, dans la réalité, cette belle compassion que vous affichez de manière ostentatoire devant les caméras ?

 La vérité : vous n’en avez strictement rien à faire de ces pauvres gens : les étrangers ne votent pas en France ; quant aux grands précaires et aux accidentés de la vie, ils sont désocialisés et, pour une large majorité d’entre eux, ont cessé de voter. Pas de vote, pas de considération ! Les traiter de « Salauds de pauvres ! » ne peut même pas vous être reproché, Monsieur Sarkozy, car insulter quelqu’un reste une forme de reconnaissance de la personne. Or vous êtes au delà de cette attitude : vous leur opposez un silence tellement méprisant qu’il en devient assourdissant. Un silence qui engendre une indicible et inacceptable souffrance !

 Une souffrance, mais aussi une colère sourde...

 

C’est le père de Florence Cassez lui-même qui l’a dit aux médias à sa sortie de l’Élysée le 10 novembre.

 

** Il ne s’agit pas ici d’affirmer que Florence Cassez est coupable. Peut-être ne l’est-elle que de l’inconscience qui l’a conduite à vivre dans le luxe et la promiscuité d’un criminel et trafiquant notoire. Quoi qu’il en soit, recevoir une dizaine de fois les parents (ce serait déjà très étonnant de la part du Garde des Sceaux) montre que Sarkozy n’a pas le sens des priorités alors que nombre de responsables d’associations ou de syndicats attendent vainement d’être reçus à l’Élysée pour évoquer les graves problèmes qui se posent à notre société.

Par Fergus tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 18:32

Combien de temps allons-nous continuer à courber la tête, à accepter l’inacceptable ? Combien de temps des bonimenteurs vont-ils continuer à diriger nos vies, se foutre de nous et vivre à nos dépends ?

Combien de temps allons-nous regarder passivement ces parasites, poly-tiques, vider de tout son sang le pays et s’accaparer le fruit de notre travail collectif ?

Sommes nous si satisfaits de notre sort, de nos gouvernements, pour que les mobilisations récentes n’aient été que très peu suivie dans notre pays ? Sommes nous à ce point formatés, dressés pour ne surtout plus regarder la réalité en face ? Sommes nous si résignés, si soumis à notre sort, qui sera triste, n’en doutez pas, si nous l’abandonnons avec fatalité à d’autres ?

Actuellement c’est le monde entier qui se soulève contre la dictature des marchés, des spéculateurs et des banques. Un monde qui veut du changement, une réelle démocratie et non pas l’ersatz frelaté qu’on nous sert. En France cependant la protestation est faible. On a quand même vu l’école privée dans la rue et des retraités manifester contre l’austérité mais la mobilisation est restée en dessous de ce qu’elle devrait être.

Il y a pourtant de quoi s’indigner ! Corruption, mensonges, affaires en tout genre, hold-up néolibéral sur nos acquis sociaux, accroissement des inégalités, de la pauvreté… Nos oligarques se surpassent ! Nous filons tout droit vers le 19eme siècle et sa misère avec cette contre révolution néolibérale qui restaure le capitalisme prédateur tel qu’il existait avant qu’une guerre mondiale ne « mette un peu d’ordre » et un semblant de justice la dedans.

La semaine dernière une femme désespérée tentait de s’immoler devant l’Élysée… Combien faudra t’il de suicides de salariés, combien faudra t’il de misère pour qu’enfin les français se rappellent qu’ils savent et doivent faire une révolution ? Selon certains commentateurs l’approche de l’échéance électorale serait la raison de cette faible mobilisation. Le messie viendra t’il des urnes ? Vu l’état de notre (imparfaite) démocratie parlementaire et le déficit démocratique alarmant des institutions européenne qui régissent notre condition, permettez moi d’en douter ! Sauvons nous nous même !

Le train de mesures d’austérité engagé par le « fondé de pouvoir de l’oligarchie en place » qu’est Nicolas Sarkozy n’a pas encore donné sa pleine mesure et le « meilleur est a venir ». Il ne fait aucun doute en effet que cet ensemble de régressions sociales désigné du doux nom (euphémisme ?) de reforme par le valet du CAC 40 aura à terme le même impact que dans les pays plus gravement touchés que le notre. Il n’y a qu’à se pencher sur l’histoire récente de l’Amérique du sud pour avoir une vision (cauchemardesque) de l’aboutissement de la doctrine économique des « Chicago boys » actuellement à l’œuvre dans nos contrés. Ou encore de regarder le phénomène a l’œuvre aux USA ou la mortalité infantile augmente alors que ce pays a déjà le plus fort taux des pays dit développés. L’espérance de vie est également en baisse, dans la première économie du monde !!

Dans sa dernière (et au combien mémorable… sic) intervention télévisée Mr Sarkozy est resté fidèle à lui-même et à ses convictions, à ses mensonges. Alors même que les premiers effets de sa politique se font déjà sentir. Toujours la même rengaine ! Les mêmes faux arguments, les chiffres truqués pour défendre la même idéologie obscurantiste… Et pourtant ! Sur le plan des retraites on l’a vu, il n’y avait pas matière à réforme et de plus le président n’a pas tenu les promesses du candidat… Bravo les valeurs ! Encore et toujours l’évocation du fumeux « modèle » Allemand ! Pays développé qui, selon l’OCDE, a connu la plus forte croissance des inégalités, de la pauvreté ces dernières années et qui possède des rémunérations parmi les plus faibles d’Europe occidentale ! Le « président des riches » se pose également, dans cet exercice de propagande honteuse, en sauveur de notre modèle social alors qu’il en est le fossoyeur en organisant l’insolvabilité de l’état ! Du grand n’importe quoi !

En outre, comme le font remarqué les sociologue Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot « Quand un français sur six pointe à pole emploi, le slogan travailler plus pour gagner plus perd tout son sens. » Mais le candidat potentiel à l’élection présidentielle ne nous aura même pas épargné cette redite ! Preuve s’il en est de son manque d’imagination et de son incapacité à entendre et résoudre les problèmes des français (enfin, des français les plus pauvres surtout). Une qualité ressort pourtant de l’analyse de cette antienne : sa capacité de résistance au ridicule.

En ce qui concerne la médiatique dette, instrument ultime d’asservissement des populations, les différentes mesures de ce gouvernement l’ont fait exploser (de 64,2 à 84,5% du PIB de 2007 à mars 2011) à force de cadeaux fiscaux aux plus aisés. Puis il y eu le sauvetage des banques avec l’argent du contribuable, sans contreparties… Autrement dit, la transformation d’une dette privée (causée par la finance) qui se voient transformer en dette publique (réglée par le contribuable) par la magie néolibérale de notre apprenti Garcimor de président. (Bon ok ce n’est pas sympa pour Garcimor. Désolé.)

« Toute ressemblance entre le peuple français et un pigeon serait purement fortuite »

D’ailleurs au sujet de cette dette, un collectif national a été crée afin de demander un audit sur celle-ci et de vérifier ainsi sa légitimité. Je vous invite à aller sans tarder signer la pétition ici http://www.audit-citoyen.org/. L’Equateur a réalisé en 2008 un tel audit et celui-ci a mis en avant le fait qu’une grande partie de la dette était illégitime. Le pays a donc décidé de ne pas rembourser ces sommes. Tachons de ne pas tomber dans ce piège odieux qui condamnera ce qui reste de protection sociale dans notre pays et exigeons nous aussi que soit réalisé un audit ! Rien ne nous oblige à régler des dettes que nous n’avons pas contractées ! Contrairement à ce que veut nous faire croire toute la classe politique au ordres des spéculateurs ! Il n’y a pas de fatalité, il suffit juste de se mobiliser ! Ensembles nous pouvons changer l’ordre établi. Il faut juste le vouloir. Tout le monde a le droit de vivre décemment et notre bien être est lié au bien être des autres. Il est bon de se le rappeler.

Affranchissons nous de l’influence pernicieuse de cette pensée unique destructrice, de l’égoïsme véhiculé par celle ci. Retirons nos œillères et regardons notre monde. Regardons notre œuvre collective et tachons d’y apporter les changements qui s’imposent. Car si certains font mal les choses ici bas, ne se souciant que de leurs intérêts et de ceux de leur classe, la grande majorité se rend également complice, par son aveuglement, sa soumission, son fatalisme. Nous avons un devoir moral vis-à-vis de nos enfants. Nous n’avons pas le droit d’hypothéquer leur avenir pour satisfaire la cupidité d’un système prédateur et idiot qui, comme le disait déjà Marx détruit ses propres sources de profit, le travail et l’environnement. Autrement dit la planète et ses habitants. Il faut mettre un terme au grand gaspillage marchand, à son obsolescence programmée. Au dogme de la croissance, à l’exploitation désordonnée de tout ce qui peut l’être et conduit à épuiser les ressources de la terre. Ce qui risque même de mettre en péril l’avenir de toutes les espèces présentes sur le globe, y compris la notre.

On parle souvent de « moraliser le capitalisme » mais ne serait il pas plus judicieux de commencer par moraliser les capitalistes ? En effet, si j’en crois les « valeurs » de notre société, personne ou presque, ne souhaite, à priori, faire du mal ou faire souffrir les autres. Ou encore laisser quelqu’un en difficulté ou ne pas assister une personne en danger. Et pourtant, il est des gens qui n’obéissent pas à ce bon sens. Il ne devrait pourtant même pas y avoir matière à légiférer sur ce sujet… Des hommes et des femmes qui ne viennent pas en aide à leur prochain, et qui laissent des gens mourir de faim. Des gens qui exploitent les autres pour leur profit et qui en plus, par je ne sais quelle perversion de la pensée trouvent ça normal, juste ! Jean Ziegler va jusqu'à dire que « les spéculateurs, les requins de la finance, les monstres froids des grandes banques devraient être transférés devant un Tribunal de Nuremberg pour crimes contre l’humanité ». Les immenses profits générés par notre travail vont toujours dans les mêmes poches. On a chiffré ce que cela coûterait de résoudre de manière pérenne la faim dans le monde. Ce coût est loin d’être astronomique si on considère que le prix d’une bonne grosse guerre bien sanguinolente lui est supérieur. La production agricole actuelle (bien qu’imparfaite) permet de nourrir 12 milliards de personnes. Alors ?!

C’est que notre système (corrompu) repose sur l’injustice, sur une certaine idée de l’individualisme, expurgé de ce qu’il a de positif pour le réduire à un égoïsme triomphant. Sur l’exploitation du plus faible, sur l’enrichissement matériel à tout prix, sur l’inégalité. Celle-ci se retrouve à tous les niveaux. Solutionner ces problèmes revient à remettre en cause tout le système. On voit bien ici que ni le PS, ni le Front national ne sont en mesure de réaliser une pareille « réforme ». D’ailleurs ils ne l’envisagent même pas dans leurs programmes… Tout au plus proposent ils quelques aménagements et limitations au capitalisme pour que tout continue comme avant pour leur plus grand avantage et celui de leur classe sociale. Un élément de réflexion parmi tant d’autres : les cadres, ingénieurs, professions intellectuelles supérieures représentent 13% de la population active et 81% des députés. Les employés et ouvriers qui représentent 58% de cette population ne se voient attribués qu’un (1) petit pourcent de députés issue de leurs rangs. On ne peux que remarquer que ceux qui nous « représentent » ne constituent pas un « échantillon représentatif » de la population française et par conséquent le risque est grand qu’ils soient plus enclin à défendre leurs intérêts plutôt que les nôtres.

Il me parait également intéressant de citer ici une étude réalisée en 2009 par la New Economic Fondation citée par Pierre Rimbert dans le « Monde diplomatique » et qui démontre l’absence de logique dans l’établissement des rémunérations et souligne la profonde injustice de la répartition de celles ci. La méthode utilisée, dite du « retour social sur investissement » met en avant le peu de « valeur sociale » de métiers qui sont pourtant parmi les plus rémunérateurs soulignant encore l’incohérence de notre société.

La démocratie ne se résume pas à signer à intervalles réguliers un cheque en blanc à des dirigeants plus ou moins compétents, plus ou moins arrivistes, plus ou moins honnêtes. Celle-ci doit être défendue, améliorée chaque jour par les citoyens sinon on en arrive à la situation actuelle de corruption généralisée. Il est grand temps de reprendre en main les rênes de notre avenir commun. N’attendons pas que des gens comme Nicolas Sarkozy précipitent le pays vers la faillite. Aidé en cela par la connaissance de la « psychologie sociale  » qu’ont leurs conseillés en relations publiques. Propagandistes professionnels qui manient à merveille notre ego, nos sentiments, nos émotions, nos peurs, notre crédulité, les stéréotypes, les images… Pour mieux nous manipuler et nous faire intégrer que leurs intérêts sont les nôtres. Ils savent par exemple que « La puissance des mots est si grande qu’il suffit de termes bien choisis pour faire accepter les choses les plus odieuses » (Gustave Le Bon). Ils ont compris que « La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays. » (edward Bernays). Vous remarquerez au passage la conception singulière de la démocratie qui se dégage de ces propos.

En mars 2011 la section parisienne du MEDEF se réunissait pour traiter du thème de la « soumission librement consentie » avec comme question centrale « Comment amener les gens à faire librement ce qu’ils doivent faire ? »…

Cette faillite matérielle autant que morale de notre société est le résultat de la chimère néolibérale qui sert les intérêts des plus puissants qui nous méprisent à n’en pas douter. Chimère qu’ils ont progressivement introduit dans la société depuis trente ans par le biais de think tanks et autres relais médiatiques et qui est devenu la pensée maîtresse, unique. La seule « alternative » qu’ils nous offrent. Il s’agit pour nous de réapprendre à penser par nous même, à développer notre esprit critique à nous réapproprier le langage, redonner du sens aux mots qu’ils ont dévoyer pour servir leur cause. Au boulot mes camarades ! Travaillez plus pour raisonner plus !

Je laisserai le mot de la fin à Kropotkine « C’est seulement en nous constituant comme force, capable d’imposer notre volonté que nous parviendrons a faire respecter nos droits. » « Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent. »


Sources : Monde diplomatique - Le président des riches Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot - Le rôle de l'état Kropotkine - La psychologie des foules Gustave Le Bon - Propaganda Edward Bernays - et tout au long de cet article.

Par radiopirate tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 18:14

On ne dira jamais assez le pathétique de ce Président allégé chaque fois qu’il ouvre la bouche pour parler Urbi et Orbi du poids de la France dans l’Europe, dans le monde et dans la galaxie. Et quelle pitié de voir des journalistes déguisés en laquais, atteints de la tremblante du mouton éjectable, contaminés par cette gravité d’opérette dans leur costume taillé bien chic, rehaussé d’une triste bavette ! La peur se lit sur leur visage quand ils doivent affronter le delirium minceur et rigueur de ce petit homme aux aguets, pédagogue pour les nuls.

Nicolas Sarkozy, c’est le moteur enrayé du capitalisme imbécile, la machine à découdre les vérités, à faire le point sur des tissus de mensonges, à broder sa propre légende dans ses palais malades, où il ne sait qu’inspirer la terreur par devant, et les rires par derrière. Cet homme-là ne sait faire qu’une chose : singer ! Sans doute une réminiscence de l’œuvre de son père, lorsque ce dernier, après la Légion Étrangère, vantait les machines « Singer »…

Singer la grandeur de la France, de l’Europe, singer le paternalisme, le protectionniste, singer la compassion pour les pauvres banquiers dont dépendent nos richesses de papier, pour le répugnant système des nantis et des cupides foulant au pied toute dignité et toute démocratie, singer le devoir, la peur pour nos finances, singer avec laideur l’exercice du pouvoir alors que le sien a ruiné la France en moins d’un quinquennat, alors qu’il désespère des millions de citoyens écrasés par l’austérité et la misère, singer l’écoute et la présence alors qu’il n’entend rien, ne voit rien, ne dit rien, comme les trois petits singes en un, trônant sur les télés.

Il n’y a rien en face des Français, la chaise est vide. C’est l’hologramme de l’Allemagne et des Capitalistes qui fait du sur mesure pour les ignorants. Même en cassant l’éducation, Sarkozy n’a pas compris que son manège de propagande tournait à présent dans le vide, que plus personne, hormis ses toupies et ses cancres, n’était dupe de ses grosses coutures au fil blanc cherchant à embobiner le bon télé-consommateur apeuré pour sa modeste épargne.

Rien n’a été sauvé, et surtout pas la France ! Sarkozy l’a humiliée pour préserver un pouvoir de façade, il s’est vautré comme Daladier au pied d’une Allemagne toute puissante, la seule vraie force économique de cette Europe de Monopoly trafiqué. On aurait dit un chiot jappant dans les cuisses de son maître, de sa maîtresse Angela en l’occurrence, la suppliant de lui laisser un os électoraliste à ronger.

Après l’avoir pris en marche, le voici, ce bonimenteur, qui descend du train de Bruxelles pour haranguer la foule sur les ondes, pour la rassurer avec des airs de sauveur providentiel, de vainqueur historique. Sa cour des miracles applaudit – les autres affligeants : Fillon, Copé, Baroin, Guéant et Morano, la pucelle d’Halloween –, les marchés font la fête pendant un jour ou deux, remuent la queue et les euros, histoire de spéculer encore avant l’effondrement, inévitable désormais, grâce au choix d’un Papandréou dépassé et soudain lucide de rendre le pouvoir à son Peuple !

Pathétique spectacle, oui, que celui de ce petit homme insensé, plein de tics, ministre de l’Intérieur à jamais comme Lang fut celui de la Culture, qui s’est pris pendant quelques heures pour le grand héros qu’il n’est pas, qu’il n’a jamais été et ne sera jamais.

Rien n’a été sauvé, nous le verrons aujourd’hui, demain et les jours qui viennent. La Troïka (UE, BCE, FMI) avait mis en place un plan technocratique à l’image des précédents – elle ne sait faire que ça –, mais en plus grand encore, en plus catastrophique, un plan qui ne servait qu’à gagner du temps, à préserver les façades qui lui rapportent tandis que les maisons des familles s’écroulent les unes après les autres.

Nicolas Sarkozy, dans son one-man show télévisuel en apesanteur, a rappelé à son bon peuple tout ce que la France avait réussi à sauvegarder jusqu’ici, oui jusqu’ici : les salaires, les retraites, l’emploi, la sécurité – ah, la sacro-sainte sécurité qui lui colle à la peau comme une vieille sueur ! –, et autres farandoles des desserts sociaux qui bientôt lui passeront sous le nez. Il a rappelé à quel point nous avions tenu bon, jusqu’ici, par rapport aux autres, afin de mieux préparer le terrain à l’austérité salvatrice qu’il rêve universelle, et qui fera le bonheur des banques, des clans et des spéculateurs, vivant et prospérant de la misère des gens.

Rien n’a été sauvé ! Les Grecs nous le rappellent avec une évidence sublime, celle du Peuple ! Ce plan nocturne factice, qui sera oublié très vite – référendum grec en février 2012 où le NON l’emportera, forcément – mais dont les stigmates resteront profonds, demain, dans quelques semaines, dans quelques mois au mieux, ce plan avorté va plonger la France, elle aussi, dans une crise fatale : d’abord gel des salaires, puis leur diminution drastique, allongement de la durée du travail sans contrepartie, augmentation des taxes, diminution des soins, services publics passés au kärscher, accès à l’Éducation et à la Culture réservé aux élites, hausse massive du chômage, envolée spectaculaire de la pauvreté, de la précarité, du surendettement et de l’insolvabilité des citoyens ordinaires, multiplication des actes désespérés. On va encourager les gens qui le peuvent encore à s’endetter, comme les états l’ont fait, pour sauver leurs apparences, un train de vie artificiel et irresponsable, ce qui est la meilleure façon de les censurer, de les tenir en laisse courte – comme les marchés tiennent la politique des états –, et de les forcer à accepter tous les compromis, toutes les rigueurs, tous les viols de l’identité, de la pensée critique, toutes les sodomies patronales, pour garder un minimum de salaire et de sécurité. Quelle imposture !

Grâce au Peuple grec, les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer, et le vraie Europe se construire dans le respect des Droits humains, et non dans l’infamie !

Il faut changer de société en toute intelligence, c’est notre dernière chance !

Par Christophe Leclaire tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 23:39

Le peuple grec debout contre l'Union européenne.

M Papandréou annonce qu'il va consulter le peuple grec et c'est la panique et l'effroi dans toutes les capitales européennes.

Sarkozy est consterné, ce qui est une excellente nouvelle et une marque de lucidité, les Dieux de la Grèce vont le foudroyer.

Une nuit entière à comploter, un accord de brigands entre Sarkozy et Merkel, les banques sauvées et les peuples d'Europe condamnés à payer pour la ruine de la Grèce, tout est à refaire, tout est annulé.

Ils avaient tout prévu, privatisations, licenciements de fonctionnaires, baisse des salaires et des pensions,un pays entier vendu aux enchères et tout un peuple plongé dans la misère.

Ils avaient tout prévu, sauf le soulèvement du peuple grec, sauf deux jours de grève générale insurrectionnelle, le 19 et le 20 Octobre.

Pendant ces 48 heures où le destin de l'Europe a basculé, la grève a été totale, jusque dans les plus petites îles, le pays entier paralysé et soulevé, entreprises, commerces, administrations, pendant ces deux jours tout s'est arrêté.

La presse la plus hostile doit le reconnaître, les manifestations ont été les les plus importantes de l'Histoire du pays ; pas une horde, pas une populace excitée, des cortèges massifs, en rangs serrés derrière les banderoles des syndicats, tous unis, sans qu'aucun ne puisse s'opposer à la volonté puissante de l'unité, une leçon à méditer pour nous tous.

La puissance de ces manifestations n'était pas seulement dans le nombre, les mêmes mots d'ordre parcouraient tous les cortèges et sont devenus le manifeste du peuple grec.

-Prenez votre mémorandum et barrez-vous ! Ouste !

-A bas le FMI ! A bas l'Union européenne !

-Le peuple en colère exige le départ du gouvernement,de l'Union européenne et du FMI !

Ces mots d'ordre n'étaient pas ceux d'une bande d'agités, mais ceux qui rassemblaient tous ceux qui manifestaient ; ils étaient repris dans les cortèges des syndicats du Public et du Privé, ADEPY et GSEE et même dans ceux de la fraction syndicale du PKE

Une foule immense est rassemblée Place Syntagma,face au Parlement qui doit voter un nouveau Plan de restrictions et de sacrifices

-Traitres, traitres ! hurle la foule en direction des députés qui arrivent, le PASOK se disloque, il est passée en quelques mois de 200 000 à 20 000 militants, sa fraction syndicale s'est solidarisée avec les manifestants et réclame le retrait du Plan.

Ce n'est pas seulement le PASOK qui est au bord de l'explosion, c'est tout l'appareil de l'État, les ministères sont occupés et paralysés, dont certains depuis des semaines

Les syndicats du Ministère de l'Intérieur ont pris le contrôle du bâtiment, ils en bloquent l'accès et paralysent son activité.

Dans les écoles, les lycées et les universités, chaque journée commence par une assemblée générale.

Le Vendredi 28 Octobre est appelé en Grèce le jour du Non, le Non à l'agression fasciste et nazie, c'est le jour de la Fête Nationale qui commémore l'entrée du peuple grec dans la résistance, ce fut ce 28 Octobre, le jour du Non au diktat de la Troïka, à Thessalonique la foule a empêché le déroulement du défilé militaire, envahi la tribune officielle, obligeant le Président Papoulias à fuir sous les huées et les crachats...

Oui, c'est bien d'un soulèvement qu'il s'agit en Grèce, contraignant Papandréou à organiser un referendum.

Dans les sommets de l'Union européenne et à la direction des Partis qui se sont soumis à la dictature de la Dette, tous expriment leur crainte de voir le peuple grec se rassembler dans le NON qui ébranlerait toute l' Europe.

Pour les travailleurs d' Europe au contraire, les évènements de Grèce sont un encouragement et un signal, celui du soulèvement général contre l'Union européenne.

Depuis des mois, les travailleurs inquiets voyaient leur avenir dans le sort qui était fait à la Grèce, nous regardons maintenant vers la Grèce avec l'espoir que le chemin qui s'ouvre est celui de la victoire.

Nous regardons vers la Grèce et nous que la peur est en train de changer de camp, que nous pouvons gagner, nous pouvons les faire reculer, les chasser avec tous leurs plans de misère et de pillage.

VIVE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE GREC !

QUE LE NON RETENTISSE DANS TOUTE L' EUROPE !

Par rakosky tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 22:38

La DETTE a brutalement surgi dans l’histoire économique récente de notre pays et se présente aujourd’hui comme un obstacle infranchissable. Son montant s’approche de 2000 milliards d’euros et les intérêts que nous versons cette année représentent avec près de 50 milliards, le premier poste budgétaire avant l’éducation nationale et la Défense.

Depuis la mise en place de la monnaie unique, l’Euro, aucun des Présidents, Premier Ministre, Ministre des Finances et même commissions parlementaires, n’a semblé voir que 3% par an pendant 12 ans faisaient… une très grosse somme.

Chaque année, le budget était présenté en déficit et chaque année, il était voté, pratiquement sans retouche, par ce qu’il est convenu d’appeler “ nos représentants ”.

Les élus ont creusé les déficits avec constance, vendant toutes les entreprises nationales rentables, réduisant les impôts des plus riches, sous-taxant les multinationales, distribuant des milliards de subventions sans discernement, diminuant les charges sociales des entreprises, achetant des matériels militaires aussi coûteux qu’inutiles, engageant des guerres ruineuses, etc...

La palme de la gabegie revient à Nicolas Sarkozy, ministre du budget dans le gouvernement Balladur de 1993 à 1995 et maintenant, à la fois Président de la République, Premier Ministre et ministre des Finances.

Sarkozy a tendu un piège au peuple français. Son but est d’obliger la nation à renoncer à l’état “ providence ”, c’est-à-dire à la redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres. En ruinant l’état, il espère empêcher ses successeurs, quels qu’ils soient, de rétablir la justice sociale.

Le moins que l’on puisse écrire est qu’il a bien réussi son coup. Maintenant que le tapis est soulevé, c’est par tombereaux que de nouvelles dettes apparaissent. A tel point que personne ne semble en mesure de chiffrer le montant des engagements pris par l’état français pour garantir les fonds de secours. Combien de milliards pour les pays de la zone euro, pour les banques et les assurances, pour notre propre dette ? 2000, 3000, plus ?

Ces montants sont impossibles à rembourser dans le contexte actuel de maîtrise de l’inflation.

Imaginons que nous nous décidions d’équilibrer le budget sur plusieurs années. Cela signifierait à la fois des réductions de dépenses et des augmentations de recettes pour un montant global de 100 milliards. Cela ne diminuerait pas d’un centime notre dette actuelle sur laquelle nous payons 50 milliards d’intérêts annuels mais serait le premier pas indispensable à l’assainissement de nos finances.

Si l’effort est équilibré entre les dépenses et les recettes, cela se traduirait par un plan de diminution des dépenses publiques et par une hausse conséquente des impôts. La France rentrerait en récession par le double effet d’une baisse des commandes d’état et d’une baisse de la consommation des ménages, réduisant du même coup les recettes de TVA qu’il faudrait également compenser. Cette voie est particulièrement douloureuse et difficile à faire accepter par ceux qui en seront les principales victimes. Cela pourrait entraîner des émeutes incontrôlables.

La solution est certainement dans une inflation à 2 chiffres. La baisse de valeur de la monnaie rendrait moins douloureux les efforts financiers imposés pour l’équilibrage du budget. La dette perdrait de sa valeur et serait plus facile à rembourser. Les inconvénients de l’inflation concernent les créanciers qui voient leur capital fondre, mais aussi les salariés et les retraités dont le pouvoir d’achat baisserait étant donné le retard entre l’inflation et son rattrapage plus ou moins partiel.

La façon le plus simple pour créer de l’inflation est de faire fonctionner la planche à billets, de fabriquer des euros sans contrepartie de création de richesse, donc sans valeur réelle mais que rien ne distinguerait des euros en circulation. Cette monnaie de singe pourrait avantageusement servir à renflouer les banques, à rembourser les créanciers les plus pressants et à acheter des actifs de valeur.

Ils en faudra beaucoup pour compenser la tendance déflationniste produit par la baisse de la consommation et des investissements induits par les incertitudes économiques actuelles. Les Américains ont fabriqués plus de 1600 milliards de dollars en monnaie de singe sans provoquer d’inflation mais le dollar est une monnaie particulière.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-hold-up-du-siecle-pour-financer-83574

Le problème est que nous ne maîtrisons pas la création monétaire en euro et que les Allemands sont totalement allergiques à l’inflation depuis la République de Weimar. Ils n’accepteront jamais de prendre seulement le risque de la laisser filer.

Le piège dans lequel Sarkozy, disons plutôt l’oligarchie financière pour être précis, nous a enfermés paraît bien solide.

L’Histoire étant pleine de surprise et d’ironie, il n’est pas impossible que les Allemands nous rendent notre liberté en quittant eux même l’euro et reviennent à leur très regretté mark. Contrairement à la notre, leur économie est adaptée à une monnaie forte, notamment pour l’acquisition des matières premières à bas prix et pour l’exportation de matériels à forte valeur ajoutée dont ils ont su devenir les champions. Leur réunification est achevée, ils ont reconquis leur indépendance et leurs yeux se tournent de plus en plus vers l’Est, là où se trouve l’énergie en abondance. 

Mais cela est une autre histoire.
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vers-une-autre-europe-75283

Par Daniel Roux tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 23:37

Les Grecs ont faim ? Qu'ils nous achètent des armes ! Alors que la Grèce est traversée par d'importants mouvements sociaux en réaction au plan d'austérité gouvernemental, en sous main, le lobby militaro-industriel français s'agite pour vendre des frégates.

"Sauver le soldat grec, c'est sauver l'euro", estimait dernièrement Jacques Delors. Prenant au pied de la lettre la recommandation, le groupe français d'armement naval DCNS se démène pour vendre de deux à quatre frégates furtives à l'Etat Grec. Conscient toutefois des problèmes de trésorerie de celui-ci, un effort commercial important est consenti : une remise de 100 millions d'euros si Athènes décide de les garder au bout de cinq ans. Dans le cas contraire, la Grèce devra les rendre à la marine française.

L'information a été dévoilée par Der Spiegel et reprise discrètement en France par Le Monde. L'hebdomadaire allemand d'investigation se fait l'écho d'un véritable courroux outre-rhin à l'égard de la France sur ce sujet.

Le Monde fait état d'un courrier adressé au gouvernement allemand par un dirigeant du groupe ThyssenKrupp, concurrent de la DCNS, qui déplore que l'achat des frégates soit en partie financé (indirectement) par les contribuables allemands, à travers l'aide du FMI et de l'UE. "Pendant que les chantiers navals allemands n'ont pas de commandes, DCNS et les chantiers grecs sont subventionnés et maintenus en vie, probablement avec de l'argent allemand", argumente le dirigeant de ThyssenKrupp.

Le Monde fait également état d'un document interne de Thyssen qui avancerait que le montage financier proposé par la DCN pourrait violer les règles européennes sur les subventions et les achats publics.

Nul doute que l'affaire sera évoquée en tête à tête entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lors du sommet européen du 23 octobre prochain. Ce dossier témoigne du décalage qui existe en France par rapport à l’environnement européen et au risque de crise majeure qui menace la construction européenne.

Mais les Allemands ne sont pas des oies blanches. En mai 2010, dés le début de la crise grecque, Daniel Cohn-Bendit avait mis en cause plusieurs gouvernements européens, les accusant d'avoir, ni plus ni moins, laissé Athènes creuser ses déficits notamment à travers le poids énorme des dépenses militaires (essentiellement au profit de la France et de l'Allemagne), justifiées par la « menace turque » et la question de Chypre.

Plus près de nous les révélations sur Ziad Takieddine et Alexandre Djourhi, des intermédiaires douteux très proches du pouvoir actuel, rappellent que les ventes d'armes à travers les rétrocommissions demeurent un rouage important dans le financement des campagnes électorales. A six mois des présidentielles, l'empressement à vendre des frégates à la Grèce laisse songeur.

Par Henry Moreigne tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 21:59

Sarkozy, ce président qui multiplie les interventions militaires a décidé d'organiser une vaste campagne d'embrigadement de l'enfance, en violation avec la Convention Internationale des Droits de l'Enfant et du principe de laïcité de l'école !

C'est inacceptable !

L'Inspecteur d'Académie, Directeur des services départementaux de l'Education Nationale du Var a osé adresser un courrier officiel aux professeurs des écoles pour les inviter à expliquer aux élèves :

« Les missions des soldats français au service de la paix » !

Il leur faudrait par là même adresser des dessins aux 12 000 soldats qui interviennent au-delà de nos frontières.

Quelles sont donc ces missions de paix ?

L'Inspecteur d'Académie dans sa lettre invite des enseignants à rompre avec la laïcité de l'école et avec le code de déontologie qui consiste à ne pas manipuler les enfants qui leur sont confiés.

Je fais mienne la réflexion d'une enseignante en retraite :

« Il faut répondre à cet IA - et à d'autres certainement - que nous exécrons
ses mensonges : les opérations militaires où les armées françaises sont
engagées n'ont pas pour but le maintien de la paix, ce sont des guerres
d'agression impérialistes pour voler les richesses de ces pays, le pétrole
entre autres, et servir les intérêts des trusts américains et français, à
l'encontre des intérêts des peuples. Loin de nous défendre, ces guerres
déshonorent la France, portent les autres nations à la suspicion et la haine à
notre égard.
La paix soit aux cendres de nos compatriotes trompés - ou complices - morts
sur ces terres lointaines, morts pour enrichir scandaleusement les trusts du
pétrole et les fabricants d'armes. La paix soit aussi à la mémoire des morts
de ces pays qui n'avaient rien demandé, qui ne nous avaient fait aucun mal,
qui n'ont jamais menacé la France.
Notre devoir de citoyens français républicains, d'enseignants, est de dénoncer
les mensonges officiels à nos élèves, de dénoncer et condamner ces guerres.
C'est ceci que nous leur dirons.
Il en va de notre honneur. »

Cette initiative « académique » n'est pas une bavure mais un coup d'essai...

D'autres inspecteurs d'Académie, aux ordres vont faire de même, à moins que le refus massif des enseignants et la réaction unanime des syndicats ne conduisent le Ministre à renoncer à cette campagne d'embrigadement militariste de nos enfants.


Jean-François Chalot

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C’était il y a 50 ans...
Dessin qui n’aurait pas pris une ride !
Par CHALOT tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 23:54

Et voilà donc que l’on apprend que pour sauver Dexia les gouvernements Belge et Français s’apprêtent à créer une banque faisandée (badbank) qui endossera l’ensemble des avoirs pourris, des expositions hasardeuses et des actions malsaines de cette vénérable institution, déjà sauvée à coups de milliards pendant la crise financière et adossée à BNP Paribas. En passant, j’adore le cocorico de nos médias, qui, quand même s’agit-il d’annoncer un cataclysme, ils adorent le fait qu’il soit franco-belge : ces mêmes médias oublient qu’il est avant tout le produit d’une fusion quasi forcée faisant partie de mesures sensées sauver Dexia, et qu’il y a deux ans certains d’entre eux présentaient cette fusion come un succès extraordinaire, une preuve du dynamisme financier hexagonal. On nous avait alors expliqué que sauver les banques était signe de clairvoyance et de courage et, rien que pour Dexia on avait déboursé, au bas mot, cinq milliards d’euros. Résultat, la banque « franco-belge », répartie comme avant dans sa course spéculative effrénée se retrouve avec une ardoise de 95 milliards. En passant, quelle était la dette grecque à ce moment ? A vingt milliards près, égale à celle de Dexia d’aujourd’hui. 

Que nous dit-on sur cette opération, ce non-sens économique, cette prestidigitation baroque qui consiste à supprimer dans une comptabilité les moins et garder les plus, qui consiste à garantir les dettes par les contribuables et les collectivités locales et laisser les actifs aux banquiers ? Que, selon le ministre français de l’économie et des finances « c'est évidemment la piste la plus sérieuse, parce que c'est la plus solide, parce que c'est la plus expérimentée, parce que c'est celle que l'on connaît le mieux ». En d’autres termes, puisque dans le passé on a fait la même chose pour cette banque (et tant d’autres) et que les résultats sont faramineux, on n’a qu’à recommencer. De par et d’autre de l’Atlantique, en Ecosse, en Grande Bretagne, aux Etats Unis, soit les banques sont à nouveau dans « un état critique » (Royal Bank of Scotland), soit les banques qui les on absorbé (avec l’aide des Etats) sont en difficulté (Morgan Chase), soit, telle la City Bank elles continuent à tricher et accumuler des plaintes un peu partout dans le monde… On peut dire tout le mal que l’on pense du « marché », le fait que le secteur bancaire souffre globalement de la défiance des « investisseurs », le fait que le crédit interbancaire recommence à connaître des ratés, le fait aussi que les clients de Dexia ont retiré plus de trois cent millions en vingt quatre heures, sont des indicateurs palpables indiquant que les pistes ministérielles proposées ne sont ni « sérieuses » ni « solides ». 

Laurent Fabius vient d’indiquer que ce plan « sérieux » et « solide », résultat d’une expérience couronnée de succès, risque de faire perdre à la France son triple A. Le jour même, et tandis que le plan de redressement (soixante milliards) en Italie vient d’être voté malgré les « craintes d’indécision politique » émise par les agences de notation, la Moody’s abaisse de plusieurs crans sa note (de Aa2 à A2) soupçonnant une « atonie future » de l’économie transalpine. Due justement à la cherté du crédit, conséquence…de l’abaissement de la note des agences de notation. Comme si les dites agences criaient sur les toits : à force de nous suivre, à force de limiter toute ambition politique et orienter toute contre-réforme sociale au seul objectif de pouvoir encore et toujours emprunter, vous aller finir par ne plus produire.

En pleine crise de la dette, alors que désormais le premier poste de dépense, en France (mais pas seulement) devient celui de son remboursement, on ne fait que deux choses : engloutir l’argent du citoyen contribuable dans des sauvetages des institutions financières, et d’appauvrir le citoyen consommateur par des réformes (sécurité sociale, retraites, éducation, santé, etc.,) présentées, contre toute vraisemblance, comme sensées pérenniser son pouvoir d’achat et son bien être. Et on appelle cela politique sérieuse et expérimentée. A force, l’ensemble des pays, entre autres européens, suivront l’exemple des grecs : ces derniers qui déjà ne faisaient que très peu confiance à leur Etat aujourd’hui s’y désolidarisent complètement : la dette grecque n’est pas la leur, c’est celle de l’Etat et de son élite politique. S’ils reconnaissent la corruption et la fraude fiscale, ils l’expliquent par le fait que l’Etat hier comme aujourd’hui n’a pas tenu sa part du contrat, n’a pas fourni éducation, santé, infrastructures, salaires décents, engloutissant, sous les yeux condescendants et intéressés des bailleurs, les fonds européens, mais surtout ceux de leur propre labeur. La géographie qui se dessine désormais sépare par une frontière incandescente les Etats (et leurs dirigeants) des peuples.  Le jour ou l’Eglise, les prédateurs professionnels et autres armateurs paieront des impôts, le jour où les citoyens les moins favorisés ne seront plus les seuls à payer les errances financières des milliardaires, le jour où les gouvernants ne dilapideront pas leur argent en remboursements de la dette plutôt qu’en services et infrastructures dues, « les grecs » du monde entier sentiront peut-être qu’ils ont un Etat à défendre. D’ici là…

Par Michel Koutouzis tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 22:57

La première Intifada a été un mouvement de révolte devant la situation de l'époque, notamment sur la question de l’approvisionnement et la répartition de l'eau. Un pillage dont voici les grandes lignes. De cette époque. Le problème actuel est peut-être différent, (il y a des piscines en Cisjordanie occupée, un mauvais contre-argument brandi par les pro-sionistes. Serait-ce trop ) mais certains aspects subsistent dont on ne parle que rarement, un point sensible qui ne fait pas la Une des médias.

A/ L'accaparement

a/ Dès les années 1890 les Sionistes tentèrent de faire figurer le Jourdain et le Litani sur les cartes de la Palestine et le Nil et l'Euphrate sur celles du Grand Israël. Les frontières proposées par les Sionistes après la Première Guerre mondiale partaient de la Méditerranée jusqu'à l'Est, vers le Golfe d'Aqaba en y incluant toutes les sources qui se jettent dans le Jourdain les affluents du Yarmouk.A la fin des 19e siècles et dans la première moitié du vingtième, tant dans la Palestine ottomane que sous le mandat britannique, l’administration autorisait tout propriétaire terrien à exploiter librement le sous-sol. Les premiers immigrants juifs ont donc développé des techniques de forage,qui existaient à leur arrivée, très rudimentaires, afin d'utiliser au mieux une ressource précieuse et indispensable à leur prospérité.

b/ En 1953, Israël annonce son intention de puiser dans les eaux du Jourdain pour irriguer le Néguev, ce qui déclenche un tollé parmi les pays riverains. A tel point qu' Eisenhower envoya un expert chargé d’élaborer un plan équitable de partage et en propose le financement. Mais les Israéliens refusent ce plan.

c/ L'une des premières dispositions prises par Israël, après la guerre de juin 1967, est d'appliquer aux Territoires occupés la loi israélienne de nationalisation sur l'eau datant de 1959, qui empêche les Palestiniens de disposer librement de leurs ressources hydrauliques. Un système de quotas fonctionne depuis 1975 dans les Territoires occupés. Immédiatement après la guerre des Six-jours, la Mekorot commença la construction d'un vaste réseau d'adduction destiné aux futurs colons. Un régime spécial est mis en place pour les “colonies planifiées” (sic) : elles ont droit à une allocation d'eau en tant qu'utilisateurs collectifs, en y excluant les utilisateurs palestiniens. Les Israéliens bénéficient de l'eau courante toute l'année, les Palestiniens sont victimes de coupures arbitraires durant l'été, destinées à réaliser des économies d'eau au profit des colonies.

Sous des prétextes sécuritaires, ce système se renforce de l'injuste “loi des absents” et de la proclamation de “zones ou régions spéciales”. Conformément à l'ordonnance militaire sur la “propriété abandonnée” (ordre n° 58 de 1967), Israël prend possession de ces terres, expropriant de cette façon un nombre inconnu de puits qui étaient utilisés par les Palestiniens, ayant subi l'exode de 1948, et depuis considérés comme “absents”.

d/ En 1982 Sharon ordonna que l’eau de la Cisjordanie passe sous le contrôle de la Compagnie israélienne des Eaux, depuis, 92 % de l’eau est consommée par les colonies juives de peuplement. Pour les Palestiniens ce projet constituait un vol pur et simple, ce fut-là l’un des facteurs déclenchant de l’Intifada parmi d’autres. [1]

B/ Le droit international

L'administration israélienne contrôle la Mekorot et Tahal dont les objectifs communs sont le soutien exclusif des intérêts israéliens et placent les Territoires palestiniens dans une situation de dépendance. La pénurie actuelle est aussi le fait des négligences volontaires d'Israël dans le secteur hydraulique des Territoires occupés. Les agissements discriminatoires d'Israël constituent des violations des règles et des lois internationales.

a/ Ils bafouent la Convention de la Haye de 1907 selon laquelle la puissance occupante doit respecter les lois en vigueur avant l'occupation et qui établit que la propriété privée doit être respectée et ne saurait faire l'objet de confiscations.

b/ Israël bafoue la quatrième Convention de Genève, au sens de l'article 55, qui oblige toute puissance occupante à assurer la satisfaction des besoins de la population occupée et lui interdit toute réquisition.

c/ Les Règles d'Helsinki de 1966 définissent le principe d'utilisation équitable des ressources communes. Les ressources de l'aquifère montagneux de Cisjordanie et du bassin du Jourdain sont, selon ces règles, considérées comme des “eaux internationales” : l'utilisation de ces ressources doit donc être partagée entre Israéliens et Palestiniens. Israël estime jouir de droits historiques (et bibliques) légitimes sur l'aquifère.

L'utilisation des eaux palestiniennes et la non-satisfaction des besoins élémentaires des populations concernées sont des violations du droit international, car les besoins de la population palestinienne ne sont assurés qu'une fois les soins des colons juifs et de la population israélienne pris en compte.

C/ Négociations

L'échec du sommet de Camp David a mis un premier coup d'arrêt à l'application de toutes les résolutions précédentes dont certaines avaient été menées à bien et d'autres pas. Ainsi, le Comité sur l'eau avait été mis sur pied, mais le volume d'eau alloué aux Palestiniens en juin 2000, n'atteignait seulement la moitié de celui qui avait été prévu en 1995. Aucun document officiel n'indique l'état réel des négociations sur le partage de l'eau à Camp David II, comme qu'aux discussions de Taba en janvier 2001. B'Tselem (2) n'hésitait pas à écrire : « La politique hydraulique israélienne est directement responsable de la grave pénurie d'eau qui frappe les territoires palestiniens et s'emploie à démasquer la stratégie hydraulique israélienne conçue pour assurer l'approvisionnement prioritaire des colonies de peuplement et du réseau israélien, politique responsable de la pénurie d'eau dans les territoires occupés. Ce n'est qu'une fois » ses priorités assurées que les besoins des Palestiniens commencent à être pris en compte, à condition qu'ils n'entrent pas en conflit avec les intérêts d'Israël. Le rapport de la plus grande organisation israélienne de défense des droits de la personne confirme, discriminations institutionnalisées, négligences volontaires, interventionnisme arbitraire des droits les plus élémentaires de la population palestinienne sont bafoué. Cette organisation détaille la politique israélienne en matière d'eau. Ainsi, bien que les accords d'Oslo soient censés mettre un terme aux politiques restrictives israéliennes, dans la pratique, la mainmise israélienne se poursuit et la dépendance des Palestiniens à l'égard de la compagnie Mekorot s'est accentuée. En 1984, Thomas Stauffer, pouvait écrire : « que les coûts auxquels les Israéliens devraient faire face s'ils voulaient trouver le moyen de remplacer l'eau qu'ils puisent dans les Territoires occupés s'élèveraient à 2 milliards de $ par an. "Le prix à payer pour la paix »

Tout futur arrangement politique de la question de l'eau doit inclure le principe d'un transfert de l'eau du secteur agricole israélien vers la satisfaction des besoins des populations palestiniennes. De fait, la proportion de terres cultivées palestiniennes irriguées est bien inférieure à celle des terres israéliennes. Douloureux handicap pour l'agriculture palestinienne : les colonies irriguent 60% de leurs terres cultivables, contre 45 % en Israël et 6% en Cisjordanie. Les Palestiniens voient dans cette politique la volonté israélienne de les détacher progressivement de leur terre.

D/ Le mur

L'impact de la construction du Mur de l'Apartheid constitue un grave sujet d'inquiétude sur les ressources en eau dans les secteurs proches. Plusieurs puits cesseront d'être accessibles aux communautés proches du Mur. Dans un groupe de villages le Service palestinien d'Hydrologie a recensé 30 puits qui seront perdus dès la première phase de sa construction. Alimentés par la nappe aquifère occidentale, ils ont été creusés avant 1967. Avec eux, les Palestiniens vont perdre près de 18% de leur approvisionnement à partir de cette nappe aquifère. La population actuelle de Cisjordanie dispose de la même quantité d'eau d'origine souterraine que la population qui vivait là en 1967, alors que de nouveaux besoins sont apparus au cours des années d'occupation, que ce soit en matière de développement ou en matière d'hygiène.

C’est aussi pour cela que la guerre que l’Etat d’Israël mène aux Palestiniens est aussi une guerre essentielle, celle de l’eau, donc un facteur supplémentaire de déstabilisation régionale.

 

[1] Un projet allait encore plus loin dans ce sens, inique à tel point que Washington se mêla lui-même de la question ; en tant que puissance occupante, Israël pouvait, certes exploiter les sources de la région pour ses ressortissants, mais n’avait pas le droit de transférer cette eau sur son propre territoire. Ce projet fut abandonné par les sionistes.

[2] http://www.rfi.fr/moyen-orient/2011...

Par teddy-bear tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:08

En Grèce, le salaire minimum prévu par la convention salariale s’élève à la somme astronomique de 751,39 euros. (Le travail journalier étant de 33,57 euros). A 50-100 euros près, c’est ce que touche la plus part des salariés : un Himalaya de pognon. En tous cas c’est bien ce que pense la Troïka (UE, FMI et BCE) puisqu’elle vient d’exiger du gouvernement grec de mettre fin à la convention collective : « Il faut tout de suite commencer un dialogue avec les partenaires sociaux pour les convaincre d’abaisser le seuil salarial minimum mais, si cela s’avère impossible, il faudra légiférer ». Commission européenne et FMI pensent donc qu’il faut supprimer les syndicats en Grèce, qui n’ont de toute façon « obtenu » qu’un salaire au dessous du seuil de pauvreté. La commission considère qu’il reste toujours trop élevé. Il ne s’agit pas là de mesures concernant les fonctionnaires, mais bien des salariés du privé. En d’autres termes, puisque le privé « peine » à payer ses impôts (fourchette haute) ou risque de fermer boutique faute d’acheteurs (fourchette basse) ne reste que les salariés (déjà ponctionnés trois fois en deux ans) et les retraités (eux aussi saignés jusqu’à l’os). 

Lorsque le gouvernement grec a sorti sa dernière lubie (le fisc exige désormais des factures couvrant soixante pour cent du salaire, sinon, il taxe de dix pour cent la différence), on pensait avoir atteint le degré zéro de la pensée (et de l’efficacité) économique (pour l’éthique et la justice sociale ce degré est largement dépassé depuis longtemps). Et voilà que la Commission réussi à aller encore plus loin. Car ce qu’elle propose ce n’est rien d’autre que la fin de l’Etat de Droit, des corps constitués, de la société civile, de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance des syndicats (et, en passant, de celle de la confédération patronale ). 

Nous décidons et nous ordonnons était le slogan de la dictature militaire. Il semble désormais être celui de la Troïka. Prompts a exiger des nouveaux efforts à la Grèce, la Commission et les Etats membres le sont beaucoup moins dès lors qu’il faut prendre une décision. Au tout début de la crise, le problème grec était quantifié : il se situait autour de 120 milliards, tous engagements et emprunts confondus. A force de traîner, il a doublé, et, cette crise de confiance, cette paralysie ont ajouté au déficit grec quelques 600 milliards, partis en fumée au sein des bourses européennes. Cet appauvrissement généralisé, conséquence d’une moins value qui ne valorise désormais les géants du CAC, du FTSC ou du DAX qu’au prix de leurs avoirs immobiliers ou de leurs stocks, n’a rien de commun avec la dette souveraine grecque qui initialement se situait autour de moins de1% du PIB des pays membres. Si les Etats membres avaient comme objectif leur faillite généralisée ils ne se seraient pas pris autrement. Boutiquiers irresponsables, gestionnaires dépourvus aussi bien d’esprit anticipateur que de courage, ils exigent en sus aux plus pauvres de leurs concitoyens de céder une part de leurs 751 euros mensuels. Il ne faut pas les virer pour cruauté et manque d’humanité : leur incompétence suffit amplement

Par Michel Koutouzis tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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