Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 00:09

Avec Nicolas Sarkozy on aura assisté à cinq ans de campagne électorale avec autant de promesses que de paroles trahies, une incompétence inimaginable dans tous les domaines, une arrogance tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre pays, une augmentation vertigineuse des divisions entre Français, un mépris absolu pour les lois, les règles, la constitution, la justice, la dignité de la fonction, la modération de l’usage des locaux et des services de la République, la confusion totale du privé et du public, en un groupe de cinq mots : la pire présidence jamais connue.

C’est l’actualité - quoi que c’est en fait tous les jours - qui nous donne un concentré de tout cela. En un seul jour, le mercredi 13 octobre (cela eût été mieux un vendredi), Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée les élus centristes (enfin une partie ceux qui sont autant au centre que le cheval blanc d’Henri IV est bais).

Tout y est :
- le mépris des institutions et l’abus des services de la République. Quand Nicolas Sarkozy cessera-t-il d’user des locaux de la République, les services de la République pour son usage électoral personnel ? Quand les autres élus, la presse feront-ils de ce scandale renouvelé plusieurs fois par mois et même parfois plusieurs fois par semaine un sujet digne d’attention et de combat ? 
- le mépris de la constitution et du rôle du Président de la République qui se doit surtout d’être au-dessus des partis et en rien chef de meute. En réunissant les élus de sa majorité sans aucune nécessité constitutionnelle, ni républicaine ;
- en parlant à ces élus du soi-disant centre, il bafoue la démocratie en les ayant circonvenus par la menace et les prébendes, et de ce fait diminuant le choix des électeurs 
- en confirmant ce qu’il avait dit le matin en conseil des ministres en parlant des retraites à savoir : « j’irai jusqu’au bout » (Le Figaro), il bafoue la constitution et notre démocratie. Il bafoue les deux à deux niveaux. D’une part car c’est au gouvernement de conduire la politique et non au Président de la République, et d’autre part - contrairement aux grandes déclarations grandiloquentes dans l’avant réforme constitutionnelle - il retire tout pouvoir législatif au parlement alors que c’est là son seul sens d’existence. La séparation absolue des pouvoirs légilsatif, éxecutif et judiciaire est la seule garantie d’une véritable démocratie et d’une démocratie efficace et juste. Il s’enfonce dans sa monocratie qui ne peut qu’être inefficiente du simple fait qu’un homme seul n’a ni le temps, ni les capacités, ni les compétences pour gérer en solo un pays.
 
Mais la veille le voilà qu’il trahit une de ses promesses celle de ne jamais toucher au bouclier fiscal. La loi dite Tepa est une catastrophe économique avec son volet inique et injuste qui permet à la veuve la plus riche de France de récupérer 100 millions d’euros et n’être dans une tranche d’imposition globale qui dépasse à peine 10 %, mais aussi avec sa défiscalisation des heures supplémentaires qui a fait un trou de plusieurs milliards d’euros dans le budget et qui a coûté des emplois. Restons un peu sur cette partie de la loi décriée par la cour des comptes qui en fit le juste compte. A ce coût il nous faut ajouter l’autre catastrophe de la TVA à 5,5 % de la restauration pour un gain médiocre et plusieurs milliards, à nouveau sortis pour des billevesées. Ceci nous montre le grand pouvoir prospectif de Nicolas Sarkozy et son incompétence majeure en matière économique, comme l’a prouvé la suppression de la publicité qui n’est plus supprimée définitivement, et la taxe sur les mobiles qui est dans le collimateur de Bruxelles prouvant l’amateurisme absolu de ceux qui nous gouvernent, en fait de celui qui gouverne puisqu’il est au four et au moulin, le vent et l’eau, la farine et le sel. Alors on revient sur la défiscalisation des heures supplémentaires, et donc on prouve que l’on avait tort, mais l’on ment et on se renie. On ment puisque cela était intangible et on se renie car la pression des déficits est telle que le barrage ne peut plus tenir.
 
La parole de Nicolas Sarkozy ne vaut pas plus qu’un pet de lapin et laisse le même effluve. Il avait promis : plus de soldats en Afghanistan. Il avait promis : pas de privatisation de GDF. Il avait promis : pas touche au bouclier fiscal. Et voilà qu’en pleine campagne électorale, le bouclier fiscal qui était défendu comme une justice divine, devient injuste car les sondages sont si mauvais qu’il faut faire croire que le navire vire à gauche, ce qui s’oppose au tout sécuritaire et à la chasse au Roms, à la déchéance de la nationalité, au débat de cette même nationalité. Mais s’il trahit ainsi ses propres promesses, ce qui ne l’effraie pas plus qu’une libellule un rhinocéros - et un rhino c’est rosse - (il a d’autres peurs bien plus fréquentes et profondes, mais c’est un autre débat), ce n’est que pour la galerie. Dans le même temps il envisage de supprimer l’ISF. Ainsi en est-il que le bouclier fiscal protégerait les riches contre les dangers de l’ISF, en supprimant le bouclier fiscal mais en même temps l’ISF il protège à nouveau les riches et fait basculer un peu plus la fiscalité du côté du travail. Ce que l’on gagne d’un côté (environ 800 millions d’euros pour le seul bouclier) on le perd avec l’ISF au quadruple (3,5 milliards !). On passe d’un système injuste à une fiscalité encore plus injuste encore. De ce fait s’il trahit sa parole, ce qui n’est qu’une habitude pour lui, il ne trahit pas ses financiers. Il s’en garde bien. Il nous a fait un coup de calgon catholique, en ignorant tout de l’histoire de France et de l’église catholique, ignorant que Rome n’est devenue catholique justement qu’au IVé siècle avec Constantin, et ce qui faisait office de territoire avec le dernier converti (politique car la population l’était avant lui, et comme aurait dit Henri le quatrième, Paris valait bien une messe) que fut Clovis à l’aube du VIé. Et si rencontrer le souverain pontife n’est pas un délit, le faire pour une retombée politique en se faisant filmer comme presque anachorète révélé en saine contemplation, n’est qu’une trahison de plus de l’esprit républicain et une déviation malsaine de la fonction de Président de la République. Il n’est pas seul, loin des caméras et des communicants, à s’isoler pour prier intimement, il n’est qu’une mise en scène pour récupérer des voix. Il prend en somme les catholiques pour des cons. Ils seront juges. Si je parle des Catholiques c’est en effet au regard de leur supposées valeurs (ou réelles, ce n’est pas mon propos) qui sont évidemment à l’opposé du bouclier fiscal ou de la suppression de l’ISF, en d’autres mots c’est l’antinomie du veau d’or.
 
Sans être un grand analyste, on se rend compte que, du moins certains s’en rendent compte maintenant, Nicolas Sarkozy, tout monocrate qu’il est, ne gouverne pas. Il navigue à la petite semaine, sans aucune boussole, avec comme seul souci les voix des électeurs. Si on s’intéresse à ce fil rouge de son quinquennat on comprend tout et à cette aune on voit le seul dessein qu’il a attribué au Titanic qu’est devenue la France : sa réélection. Tout le reste ne sont que fariboles et belles paroles. Les lois, les arrogances, les coups de menton, les déclarations, les actes n’ont qu’un objectif, que tout ce fatras fut éparpillé en France ou en dehors de France, la fanfaronnade comme viatique, l’aider à rester au pouvoir.
 
Notre souci majeur est de nous organiser et de nous mettre en ordre de bataille pour que dès début 2011 nous mettions en place une machine de guerre afin de contrer cette possibilité désastreuse. Ce combat est juste et digne. Il doit être engagé sans concession.
 
Par imhotep tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 23:44

Le 8 octobre 2010, recevant des cardinaux à Rome, le Président de la République Française a prononcé un discours qui ne respecte pas la Constitution et la Loi de 1905 concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat :
 
« La France n’oublie pas qu’elle a avec l’Église 2000 ans d’histoire commune et qu’elle partage avec elle, aujourd’hui, un trésor inestimable de valeurs morales, de culture, de civilisation qui sont inscrites au cœur de son identité.
 
L’Église avec les moyens spirituels qui lui sont propres, la République française avec les moyens politiques qui sont les siens, servent un grand nombre de causes communes.
 
Que veulent-elles ?
Elles veulent la justice.
Elles veulent l’équilibre.
Elles veulent la paix.
Elles veulent la fraternité.
 
Alors pourquoi ne se parleraient-elles pas ?
Pourquoi ne travailleraient-elles pas ensemble ?
Elles n’ont pas les mêmes responsabilités mais elles ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine.
C’est le devoir de l’Église envers tous les hommes.
C’est le devoir de la France envers tous les peuples.
Alors pourquoi ne réuniraient-elles pas leurs efforts ?
 
Je crois à la distinction du spirituel et du temporel comme un principe de liberté.
Je crois à la laïcité comme un principe de respect.

Mais l’Église ne peut pas être indifférente aux problèmes de la société à laquelle elle appartient en tant qu’institution, pas plus que la politique ne peut être indifférente au fait religieux et aux valeurs spirituelles et morales. Il n’y a pas de religion sans responsabilité sociale, ni de politique sans morale.
 
Alors pourquoi, chacune s’efforçant de comprendre l’autre et de la respecter, chacune restant à sa place et dans son rôle, mais conscientes qu’elles aient des idéaux communs, l’Église et la République française ne seraient-elles pas davantage aux côtés l’une de l’autre pour proposer à l’humanité un sort meilleur que celui qui lui semble promis aujourd’hui par l’accumulation de tant de déséquilibres et d’injustices ? ... » 
 
Le Président de la République Française a-t-il oublié une fois de plus que la France est depuis plus d’un siècle un pays qui ne reconnait aucun culte conformément à l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ?
 
Il est particulièrement grave qu’un Président de la République confonde ses convictions religieuses avec celles de la France.
 
Le Président de la République Française a-t-il oublié une foi de plus que l’Etat Français n’a pas de religion et qu’il se doit d’être neutre dans son fonctionnement et dans son rapport avec les religions ?
 
La République Française veut-elle la même justice, le même équilibre, la même paix, la même fraternité que l’Eglise catholique ?
 
Faut-il rappeler que l’Eglise catholique interdit :
Le polythéisme, l’idolâtrie, la superstition, l’irréligion, l’athéisme, l’agnosticisme, le blasphème, l’avortement, l’euthanasie directe, l’adultère, la pornographie, la prostitution, les actes homosexuels, la stérilisation, la contraception, l’insémination artificielle, la fécondation artificielle, le divorce, la cohabitation, le concubinage, l’acte sexuel avant ou en dehors du mariage.
 
Est-cela le « trésor inestimable de valeurs morales » ?
 
La France doit-elle se servir de ces interdictions pour définir ce qu’est la justice, l’équilibre, la paix et la fraternité ?
 
La France et l’Eglise catholique ont-elles la même notion de la dignité de la personne humaine quand on lit ces interdictions ?
 
Ces interdictions sont extraites du dernier document de catéchisme de l’Eglise catholique datant de 2005, élaboré sous la direction du cardinal Ratzinger et validé par la majorité des cardinaux et des présidents des Conférences épiscopales, dans lequel on trouve aussi :
 
« Le plus grand désir de l’homme, c’est de voir Dieu. C’est le cri de tout son être : « Je veux voir Dieu. » En effet l’homme réalise son bonheur vrai et total dans la vision et la béatitude de celui qui l’a créé par amour et qui l’attire à lui dans son amour infini. »
« Même si la foi est au-dessus de la raison, il ne pourra jamais y avoir contradiction entre la foi et la science, parce que l’une et l’autre ont Dieu pour origine. C’est Dieu lui-même qui donne à l’homme la lumière de la raison et la foi. »
« Le monde a été créé pour la gloire de Dieu... »
« L’homme a été créé pour connaitre, servir et aimer Dieu... »
« Le chrétien doit témoigner de la vérité évangélique dans tous les domaines de son activité publique et privée, même au prix du sacrifice de sa vie, si cela est nécessaire. Le martyre est le témoignage suprême rendu à la vérité de la foi. »
 
Est-ce pour respecter ce devoir qu’en janvier 2008 Nicolas Sarkozy a prononcé un discours, en Arabie Saoudite, où il affirmait, au nom de la France :
 
« Finalement, le Dieu unique des religions du Livre, Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme.
Dieu qui n’asservit pas l’homme, mais le libère.
Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes.
Dieu qui par delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect… »
 
La morale nécessaire à la politique doit-elle s’inspirer de la morale prônée par L’Eglise catholique ?
 
L’Etat Français et l’Eglise catholique ont-ils des idéaux communs qui, rassemblés, permettraient à l’humanité d’envisager un avenir meilleur ?
 
La France est composée essentiellement de catholiques, de protestants, de musulmans, d’agnostiques et d’athées.
 
Tous ces hommes et ces femmes n’ont pas la même notion de la justice, de l’équilibre, de la paix, de la fraternité et de la dignité de la personne humaine.
 
On ne peut pas promulguer des lois comme celle interdisant les signes religieux dans les écoles publiques et en même temps faire la promotion publique d’une religion, surtout quand on a été élu Président de la République Française.
 
Nicolas Sarkozy, dans de nombreux discours, ne respecte pas l’article 1er de la Constitution Française qui stipule :
 
« La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances... »
 
Faut-il rappeler l’avis du Conseil d’Etat du 3/05/2000, Dlle Marteau, qui stipulait :
 
« 1°) Il résulte des textes constitutionnels et législatifs que le principe de liberté de conscience ainsi que celui de la laïcité de l’Etat et de neutralité des services publics s’appliquent à l’ensemble de ceux-ci ;
 
2°) Si les agents du service de l’enseignement public bénéficient comme tous les autres agents publics de la liberté de conscience qui interdit toute discrimination dans l’accès aux fonctions comme dans le déroulement de la carrière qui serait fondée sur leur religion, le principe de laïcité fait obstacle à ce qu’ils disposent, dans le cadre du service public, du droit de manifester leurs croyances religieuses ;
Il n’y a pas lieu d’établir une distinction entre les agents de ce service public selon qu’ils sont ou non chargés de fonctions d’enseignement ;
 
3°) Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le fait pour un agent du service de l’enseignement public de manifester dans l’exercice de ses fonctions ses croyances religieuses, notamment en portant un signe destiné à marquer son appartenance à une religion, constitue un manquement à ses obligations ;
Les suites à donner à ce manquement, notamment sur le plan disciplinaire, doivent être appréciées par l’administration sous le contrôle du juge, compte tenu de la nature et du degré de caractère ostentatoire de ce signe, comme des autres circonstances dans lesquelles le manquement est constaté ;
 
Le présent avis sera notifié au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, à Mlle Julie MARTEAUX, au ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat et au ministre de l’éducation nationale ;
Il sera publié au Journal officiel de la République française. »
 
Le Président de la République Française n’est pas un agent de l’Etat. Il en est le chef, il parle au nom de la France, en particulier à l’étranger. A ce titre, il n’a pas le droit de « manifester ses croyances religieuses. »
 
Il est particulièrement grave qu’un Président de la République ne respecte pas une loi aussi importante que celle concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ainsi que la Constitution Française.
 
Faut-il rappeler que, selon l’Eglise catholique, le citoyen ne doit pas, en conscience, obéir quand les prescriptions des autorités civiles s’opposent aux exigences de l’ordre moral qu’elle a défini :
« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »
 
En se situant au-dessus des lois de la République et en ne les respectant pas, on peut se demander si Nicolas Sarkozy n’est pas dans la stricte application de ce commandement.
 
Le Président de la République Française n’est pas élu pour parler de Dieu et pour sauver le monde comme s’il était détenteur d’une mission divine.
 
Un Président de la République n’est pas élu pour glorifier une religion qui prétend être le « sel de la terre » et la « lumière du monde » et qui par ses interdictions s’opposent à la liberté de pensée et de conscience, ainsi qu’aux lois de la République.
 
La liberté religieuse est un des fondements de notre démocratie mais un état laïc impose qu’aucune religion ne soit favorisée et que ceux qui le représentent, en particulier son chef, soient d’une totale neutralité dans leur fonction publique.
 
Les manquements à cette neutralité sont condamnés par les tribunaux administratifs quand il s’agit d’agents de l’Etat. Son chef ne peut pas l’être...
Par Olivier Bach tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 23:10

« Casse toi, casse toi alors, Pauv’con ! ». Je cite, « de mémoire nationale historique », la plus édifiante et vulgaire des synthèses des politiques d’exclusions et de discriminations menées sans vergogne par « le premier Rom de France ». Comme beaucoup le savent déjà, celui-là est d’origine hongroise et aurait même des affinités très nette avec la communauté Rom, en ce qui concerne l’origine du nom "Sarkozy".

Comme chacun le sait aussi, la dialectique de la dévalorisation de l’homme par l’homme, culpabilisante, honteuse, vile et même haineuse, caractérise de manière récurrente un manque d’éthique certain chez l’individu qui déshonore la nation, trainant jusqu’à son identité pacifiste et humaniste dans la boue. Ainsi fait-il au passage tout autant honte à la France qu’à la Hongrie, autant dire à l’Europe entière.

S’agit-il pour autant de « fascisme », cette politique de déshumanisation et de violation des droits de l’homme, déterminée par une circulaire ministérielle tellement honteuse qu’elle refusait même de s’avouer comme telle ? La question est d’actualité, après l’intervention profondément indignée de Viviane Reding, la Commissaire Européenne chargée de la justice et des droits fondamentaux, voulant ouvrir un procédure d’infraction contre les politiques discriminantes, honteuses, du gouvernement Français.

Un parti xénophobe italien, la Ligue du Nord, applaudit alors le totalitarisme discriminant qui s’instaure à visage de moins en moins voilé, au pays du non-droit de l’être de plus en plus inhumain ! D’après les sondages, l’électorat du Front National serait de nouveau « séduit »... par l’horreur qui se profile. Nous voyons donc parfaitement où ça commence, sous nos yeux effarés, mais nul ne sait pas comment ça finira, sous des yeux encore plus horrifiés, lorsqu’il sera trop tard. Déjà, nous constatons clairement la direction prise, concernant la dérive étatique fascisante. Par conséquent nous voyons bien qui sont indubitablement les adeptes de la chose pestilentielle qui applaudissent. Félicitations, monsieur le président, vous arrivez vraiment à devenir l’homme "le plus aimé du pays" par ceux qui sont prêts à voter pour les politiques les plus détestables et haïssables !

Ainsi, si ce n’est pas du fascisme, ça à l’odeur du fascisme, nauséabonde, et le goût du fascisme, vomitif ! Certains parlent de fascisme « mou », d’autres « rampant ». « Mou et rampant », ça peut aussi être très venimeux et avoir des crocs bien acérés, sans parler de la manière sinueuse de surprendre et étouffer sa proie. Certes, les Roms sont reconduit en charter et non dans des bétaillères. Certes, on leur donnent un pécule misérabiliste de 300 euros, histoire de se donner bonne conscience... Mais nous ne sommes pas en guerre ! Qu’est-ce que ça serait, si c’était le cas, avec un tel homme à la tête du pays ? Il envoie déjà nos enfants de la patrie se faire déchiqueter monstrueusement en Afghanistan, pour tester le dernier cri qui tue de l’armement meurtrier que nous avons aussi à revendre. On peut légitimement et on doit très sérieusement s’inquiéter du danger considérable que représente une telle représentation belliqueuse, pour la démocratie et les valeurs de la république des droits fondamentaux, avant que ce ne soit trop tard, sans donc se laisser impressionner par le règne de la peur et de la division.

Qui sait jusqu’où ira la droite de plus en plus dure et menteuse au pouvoir, rampant aux bottes d’un homme de plus en plus dur, alors que le ton est généralement sec, tranchant, castrateur, autoritaire, infantilisant de la conscience qu’une majorité de moins en moins silencieuse a du danger de plus en plus évident qu’elle représente ?

Quels arguments pour justifier l’échec cuisant des politiques sociales, la dureté grandissante, la xénophobie et le racisme qui se dévoilent, d’injures raciales minables et condamnables, en circulaires discriminantes, l’intolérance de la différence, l’inaptitude à écouter le peuple tout autant que l’incompétence dramatique à ternir d’intenables « promesses » électorales qui sont autant de mensonges relatifs au très lourd passif du pouvoir en place ?

Pour mieux encore signifier le déni de l’échec cuisant, ne leur reste plus qu’à puiser, pauvres, petits et défait, mais toujours aussi arrogant et suffisant, dans le vivier électoral du Front National. Tout ça pour tenter péniblement d’obtenir encore un semblant de chance de se faire réélire, aux prochaines élections. Rien ne les intéressent plus que le pouvoir, à n’importe quel prix, même celui de la honte. Le peuple n’est là que pour figurer, au propre comme au figuré. La France, elle, est tristement défigurée !

Le moyen de "sauver la France du "fascisme dur", serait-il donc d’être aussi fasciste que les fascistes, en commettant donc des délit de discrimination, comme c’est le cas avec la circulaire de la honte, contre les minorités Roms  ? Faut-il en outre que le peuple rampe mollement, lui aussi, aux bottes des pouvoirs qui sont la honte de la Nation ? Qui peut accepter de se faire encore plus lourdement avoir avec le discours fumeux du président du pouvoir d’achat des riches de plus en plus riches, pour lesquels il a donc mis le paquet fiscal, pendant que le peuple travaille plus pour gagner de moins en moins et bien que l’heure de la retraite sonne le glas ? Ne reste plus qu’a payer les dettes monstrueuses des politiques spéculatrices affreuses, irresponsables et fondamentalement malhonnêtes que ce même pouvoir décadent à mené durant plusieurs présidences ?

Je trouve pour ma part l’argumentaire considérablement "léger" et même fallacieux, quand il s’agit de faire porter au parti raciste et xénophobe la responsabilité du besoin de se comporter comme si c’était Le Pen qui était au pouvoir ! Aujourd’hui se sont les Roms les boucs émissaires du fiasco républicain généralisé qui a laisser s’installer ce fascisme dans le pays, en l’instrumentalisant. Il me semble que la France n’en a pas encore tout à fait fini avec les démons de Vichy... Ce qui pourrait mériter une certaine introspection collective, soit dit en passant...

Demain, qui seront les prochaines victimes de la politique d’éradication du territoire des communautés du voyage, au nom de « la sécurité », dès lors que ce pouvoir est en lui même de plus en plus in-sécurisant, de plus en plus à craindre comme de la pire des épidémies qui soit, mortelle pour la démocratie, sans l’ombre d’un doute à avoir à se sujet ?

Eric Besson, transfuge opportuniste a beau « jurer ses grands dieu » qu’il « n’y est pour rien » dans la circulaire ciblant cette population discriminée et persécutée, bien que son chef de cabinet était présent pour son élaboration, le « bénéfice » du doute ne lui servira jamais. Pas plus qu’il ne soit possible de croire que Eric Woerth n’est en rien impliqué dans l’affaire Bettencourt, lui qui n’avait jamais, mentait-il éhontément et sans scrupule aucun, rencontré de Maistre ! Ces gens-là, manifestement spécialisés dans le déni institutionnalisé, se moquant littéralement du monde, empêtrés dans leur contradictions honteuses ne sont tout bonnement plus crédibles. Ne leur reste donc plus qu’à faire semblant de l’être.

Ne reste plus à leur chef, quant à lui, premier responsable de leur attitude, que l’autoritarisme, le passage en force, le mensonge, voire même l’abus de pouvoir et les violations des droits de l’homme et autre délit de discrimination pour conserver ce sacro-saint pouvoir dont ils sont dépendants, dans le but de n’avoir à perdre la face et assumer pleinement leur déchéance que le plus tard possible. Le piège dans lequel ils sont fourrés, c’est que plus le premier Rom de France sera autoritaire, plus il s’acharnera à rester au pouvoir, plus il cautionnera l’idée qu’il a bien des choses à cacher au peuple et que sont gouvernement est corrompu, bien qu’il affirmera naturellement qu’ils sont tous "blanc comme neige" ! Tant qu’il y aura des naïfs pour croire encore au père Noël, à ces patriarcats archaïques et infantiles, ils auront des chances de se faire réélire et strictement rien ne changera en mieux, puisqu’avec Sarkozy, c’est encore pire qu’avec Chirac, nous ne sommes donc pas sorti de la crise qu’ils ont largement contribué à provoquer, l’un et l’autre, en privilégiant toujours les mêmes  !

Je me méfie comme de dengue des hommes indignes de la confiance du peuple, puisque systématiquement ils la trahissent. Ce premier Rom de France devrait être le dernier des hommes de ce genre vulgaire à la représenter. Il a lourdement craché sur la dignité de sa fonction, en se comportant comme un pauvre et lamentable miséreux dans un conflit de bistrot. Il a trahit la République et ses valeurs de mille manière injurieuses pour la dignité du peuple Français. C’est tout bonnement inacceptable et impardonnable, à ce niveau de responsabilité. Inutile de refaire la liste des méfaits et abus en tout genre, l’internet et les médias comptabilisent, en seulement trois ans de cette présidence dénuée d’éthique, ce qui empire de semaine en semaine ! Les journaux n’ont pour ainsi dire à parler que de ce lamentable fiasco, pour qualifier l’échec non moins lamentable de l’homme que les Français abusés ont élu, du moins ceux qui ont voté pour lui, se faisant ainsi gravement berner.

La seule question valable qui se pose encore aujourd’hui, c’est "comment faire pour arrêter d’urgence le massacre de la démocratie et des valeurs de la République par cette droite irresponsable" ? Il est inutile de compter sur la démission de celui dont on se demande légitimement aujourd’hui jusqu’où il serait capable d’aller, pour garder le pouvoir ? Je ne proposerais pas de déchoir de sa nationalité celui qui déshonore ainsi la France. Je ne proposerais pas, non plus, de l’expulser à jamais dans un pays éloigné qui voudrait de lui, avec « trois euros six cents » en poche, pour toute "fortune", après séquestration de ses biens pour rembourser le peuple des salaires que l’on peut estimer "usurpés", vu que même multiplié par trois, le résultat est encore plus nul qu’avec le prédécesseur.. Il faudrait probablement pour ça voter une loi spéciale, éminemment sévère, contre ceux qui peuvent être aussi considérés comme des traitres à la démocratie. I have a dream...

L’écrivaine Marie N’Daye, prix Goncourt, trouvait cette France là « monstrueuse », ce qui ne plaisait pas au chantre de la peine de mort, non moins monstrueuse, le député Eric Raoult. Je trouve moi-même cette France là de plus en plus triste, laide et même ignoble. D’ailleurs est-ce bien encore « la France », ce cloaque pestilentiel fascisant qui préside à cette décadence nationale républicaine à la fois molle et rampante ? Il est bien évident aujourd’hui que l’écrivaine avait parfaitement perçu qui était celui qui l’a tout de même motivé à prendre la décision de quitter le pays, tant elle se sentait indignée. On ne peut être honorablement prix Gongourt et représenter la culture du pays avec autant de dignité et d’honneur et subir la présence de ceux qui déshonorent cette culture, à la tête même d’un tel pays. Je comprends ainsi la haute estime que l’écrivaine peut légitimement avoir d’elle et sont besoin de prendre une bonne distance thérapeutique, avec ce qui la blesse.

Certes, les jeteuses de sorts des communautés Roms ont bien lancé quelques gris-gris et maléfices, contre leur persécuteur. Certes, il semble avoir "une trouille monstre" des poupées Vaudou ... "Le sang Hongrois" dans les veines, "l’ombre" de cette culture transmise dans sa famille, le soumettent-il à des croyances aussi superstitieuses, atavisme quand tu nous tiens ? Je crois pour ma part qu’on récolte ce qu’on sème, tôt ou tard, sous une forme ou une autre. Je souhaite au président de la République de récolter tout ce qu’il mérite véritablement, lui qui n’aime rien de moins que « le mérite », raison pour laquelle il a quasiment fait tripler son salaire avant d’avoir prouvé magistralement qu’il était incapable de faire diminuer par trois la pauvreté dans le pays, hélas ! Attention donc au retour de boomerang...

Français, Française, ressaisissons-nous ! Au prochaines élections, il faudra évincer à jamais du pouvoir, poliment mais fermement, sans cette vulgarité qui ne sied qu’à lui, le premier Rom de France, son gouvernement désastreux et toutes celles et ceux qui voudront encore les soutenir. Ils répètent à tous vents médiatique « qu’ils n’ont jamais de leçons à recevoir de personne ». Je crains très fort pour eux qu’ils aient pourtant grand besoin d’apprendre, très sévèrement, que le peuple ce n’est pas "personne", justement, mais bel et bien le souverain. Le premier « Rom » de France serait-il amnésique ?

Par Yann Patin de Saulcourt tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 18:05

Le karma de N.Sarkozy s’exprime ironiquement depuis ce week-end. Le gouvernement français, dont le budget est pourtant en fort déficit, achète fréquemment des mots-clés pour effacer les traces des bavures et des scandales qui rythment les agissements de cette oligarchie. Récemment, le parti qui gère l’argent du contribuable en France avait acheté les mots-clés "Bettencourt" et "affaire Bettencourt" sur Google.fr. Cependant, il arrive quand on joue avec le feu, que l’arroseur finisse par être arrosé. Du coup, si vous tapez « trou du cul » sur le moteur de recherche Google, vous aboutirez à la page officielle de N.Sarkozy sur Facebook, mais dépêchez-vous, celui-ci s’empressera certainement de dépenser vos impôts pour rétablir sa sainte image.

Ce procédé se nomme du « Google boombing », du référencement sauvage sur internet. Pour se faire, de nombreux internautes et webmasters ont tapé « trou du cul » sur le moteur de recherche, puis ont associé cette saisie à la page Facebook de M. le président. Le système d’exploitation de Google a par la suite fait remonter cette référence dans l’ordre des résultats pour arriver en première place. Lors d’un communiqué de presse, les membres de Google ont déclaré "Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche mais, en aucun cas, cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action". L’achat de mots-clés est une pratique bien connu du gouvernement Sarkozy puisqu’en 2007, lors de la campagne présidentielle, l’UMP s’était emparé des termes « Ségolène » et « Tsunami ». En 2005, le ministère de l’intérieur avait acheté les mots « banlieue » et « racaille ».

 Ces derniers temps, N.Sarkozy avait accentué ces dénonciations à l’encontre des travers de l’internet, un danger qui a tendance à apporter des vérités non officielles à la masse, ce qui n’a jamais vraiment été à son goût. Le président qui rêve d’une loi « bâillon » à la française pourrait se servir malheureusement de cet évènement pour invoquer une nouvelle réforme de régression des libertés, ce serait alors la mort définitive de la presse libre, bloggeurs et nouveaux médias mettraient la clé sous la porte, une victoire sans condition pour la presse de pouvoir. Dans cette guerre des médias, la presse aux pratiques d’investigations a été d’une aide inestimable dans les affaires du Woerthgate et du Sarkogate, menant les enquêtes successives à la place de la justice qui ne s’est pas opposée à la nomination de M.Courroye en tant que procureur de la « République » et de la police qui est actuellement trop occupée à répondre aux exigences sécuritaires.

Par Anthony Romagné tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 18:54

Nicolas Sakozy veut remplacer les policiers par des cameras. Près de 3500 postes de policiers seront supprimés dans les 3 ans et 60’000 nouvelles cameras seront installées à la place. Ceux qui croyaient en la volonté de Sarkozy de tenir ses promesses de karcherisation seront deçus. Depuis son accession au pouvoir la politique de Sarkozy a été volontairement tourné vers une augmentation contrôlée des violences urbaines.

Sarkozy applique à la lettre les politiques employées par ses mentors "américains" bushistes.
 
Après avoir détectée et isolée "la manipulation qui fonctionne", on met en place les politiques qui visent à la maintenir le plus longtemps possible efficace. La plus grande partie de l’économie américaine est par exemple basée sur l’économie de guerre. Il faut donc entretenir la guerre pour entretenir l’économie. Ce n’est pas nouveau. Avant les américains, les anglais ont ainsi pillé le monde en s’auto-alimentant par la guerre pendant leur croissance que la mythologie ambiante accorde à la révolution industrielle.
 
C’est l’alliance des interêts financiers de quelques groupes de pression et de l’Etat qui amène cette instrumentalisation en général.
 
mais revenons à Sarkozy..
 
Pour continuer à avoir un discours sécuritaire efficace, il faut que le niveau de sécurité ressenti par les populations baisse ce qui permet de légitimer une ré-orientation de certains budgets vers des aspects ressentis comme luttant contre l’insécurité - mais profitant surtout aux copains (création de milices privées , officine de sécurité, cameras, radars...) - en compressant des budgets qui n’alimentent pas le secteur privé ou qui sont moins rentables pour lui (politique de ré-insertion ou de prévention).
 
En d’autres termes, plus le taux de criminalité augmente, plus les copains à Sarko s’en mettent pleins les poches, moins les associations ont de sous...mais le problème reste intacte pour continuer à alimenter la machine tout en assurant une base électorale solide car populaire.
 
Selon LeMonde.fr , la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui touchent tous les ministères, celui de l’intérieur doit gérer les conséquences durables des revalorisations de carrières et des nombreuses primes accordées aux forces de l’ordre par Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2007.
 
D’autant que s’est ajouté un autre phénomène : l’allongement des carrières des policiers, qui conduit au maintien en poste des fonctionnaires les plus âgés, donc les mieux rémunérés, nettement plus coûteux pour l’Etat que les jeunes fonctionnaires qui auraient dû les remplacer.
 
Bref ceux d’entre nous qui ont visité des commissariats connaissent parfois le dénuement le plus total dans lequel ils sont , surtout dans les zones dites "sensibles".
 
Je cite le blog du syndicat des officiers de police (la CGC hein...) :[2]

 

"En Juin 2004, les deux syndicats d’Officiers signent le protocole de réforme des corps et carrières qui prévoit entre autre mesure la fin des HS pour le 1 janvier 2008. L’échéancier de ce protocole prévoit également le paiement sur plusieurs années du reliquat de HS comptabilisé au taux de 9,25 euros, taux qui avait été validé en 1998.

 

En décembre 2007, fidèle au contrat signé en 2004, Synergie Officiers négocie pour vous en échange de la perte des HS (Heures Supplémentaires), le protocole additionnel, package comprenant diverses mesures qui nous projettent dans un régime de cadres....."

En d’autre termes, depuis le 1er janvier 2008, l’etat Sarkozyien qui veut plus de police "partout" refuse tout simplement les heures supplémentaires ce qui revient à ne pas payer ceux qui en font réellement tout en diminuant les effectifs de police par une non renouvellement des classe d’âge. 

Nous avons moins de policiers et en moyenne "plus vieux" coutant "plus chers".

L’effet est relativement direct : la délinquance explose...spécifiquement sur les mineurs.

« À l’aube du XXIe siècle, la délinquance se durcit : en moins de dix ans, les condamnations des mineurs ont crû de 150 % ».

Cette politique assumée de Sarkozy à savoir diminuer l’efficacité de la police en la paupérisant peut avoir 2 conséquences bénéfiques pour lui à court terme :

 - Renforcer son discours sécuritaires si Sarkozy contrôle bien la communication ce qui est facile avec la presse française.

 - Pouvoir justifier un rapprochement électoral local avec le Front National qui développe des thèses qui sont au final très proches.

A moyen ou long terme, les français s’apercevront qu’ils sont pris pour des cons tout les jours et réagiront alors avec les tripes en votant à l’extrême droite "pour de bon" , en faisant la police eux-même (ce que j’appelai la guerre civile dans mon précédent post) ou en rejetant le sarkozysme dans son entier (ce que j’espère) en votant pour des hommes politiques de droite ou de gauche qui ont la volonté de faire évoluer les choses dans le bon sens pour tout le monde.

Par Pierre Jean Duvivier tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 23:23


La sphère politique est en émoi. Les récentes déclarations déjà commentées ici-même n’ont visiblement pas fini de faire parler. La pilule, ignoble et amère, du traitement inégal à l’égard des étrangers ressemble à s’y méprendre à la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase.

En prenant pour objectif de faire oublier les magouilles fumeuses ayant permis son propre sacre, avant de partir en vacances, Nicolas Sarkozy et ses conseillers ont dégoupillé une véritable grenade à fragmentation : la sécurité, l’immigration et la nationalité.

Sous-estimant l’ampleur de ses propos, étant de toutes manières totalement déconnecté des réalité les plus basiques comme des valeurs humaines les plus primaires, notre parodie de président en exercice peut se vanter d’avoir fait ressurgir les pires souvenirs de la France Collaboratrice.

Les médias étrangers, eux, n’avaient pas été long à réagir :Sarkozy effectue un profond virage à droite et Sarkozy accusé de « dérive droitière » . C’était en substance les titres que l’on pouvait retrouver au Canada ou en Belgique. Plutôt timorés comme articles venant de professionnels... Mais telle la boule de neige, la polémique n’a pas cessé d’enfler pour aboutir en cette fin de semaine en deux événements : en France, le nouveau numéro de Marianne et aux USA, l’édito cinglant du New York Times.

Détournement d’image criant de vérité, non ?

affiche UMP FN

Démontrant l’importance du phénomène, l’opposition politique n’a pas été la seule à réagir. Des personnalités « phares » et respectées ont osé s’exprimer sur le sujet.

A commencer par Michel Rocard, pourtant proche du pouvoir, qui met littéralement les pieds dans le plat avec des propos chocs : « Quand on va chercher l’électorat au Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis"

Et d’ajouter « Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile »
Enfin, la classe politique, même pro-Sarkozy comprend la duperie qui dure depuis 3 ans : promettre l’impensable pour accéder au poste, une fois en place détourner l’argent public au profit de son parti et de ses amis. Une fois le constat politique effectué – la réalité ne peut être niée longtemps – il n’y plus qu’à diviser pour mieux régner, attiser les haines les plus ignobles, tout remuant les idées les plus populistes des années 40.

Après les scoops de Mediapart, le journal Marianne dont sont extraits ces propos semble ainsi vouloir récupérer le témoin de la défense républicaine.

Alors que les françaises et français sont tranquillement en vacances, à la plage ou à la montagne, il faut comprendre par là que la République est en danger. Ni plus, ni moins.

Vision pessimiste d’un journal français d’opposition isolé ? Malheureusement, non.
Car ce qui fait le plus réfléchir de part la portée et le renom du média, c’est sans aucun doute la condamnation du New York Times faite en bonne et due forme à Nicolas Sarkozy.

Dans un éditorial au ton sec et impeccable, notre « Sarkozy l’Américain » est décrit comme un politicien qui « attise dangereusement les sentiments anti-immigrés » et qui se permet des « calculs politiques à court terme ».

Sans oublier une attaque personnelle mais légitime : « All of this in a country that has long proudly upheld the principle that all French citizens — native-born or naturalized — are entitled to equal treatment under the law. That applies to Mr. Sarkozy’s Hungarian-born father and Italian-born wife, both naturalized French citizens, and should apply to everyone else. »

Traduit cela donnerait ceci :

« Tous cela dans un pays qui a longtemps fièrement soutenu le principe que tous les citoyens français – natif ou naturalisé – doivent avoir un traitement égal conformément à la loi. Cela s’applique au père d’origine hongroise et la femme d’origine italienne de Mr Sarkozy, tous deux citoyens français naturalisés, comme à tous les autres. »

Avec le recul tant géographique que temporel, les américains possèdent effectivement cette légitimité à la critique. Ils voient se réunir en France toutes les conditions favorables à une catastrophe : crise financière suivie de crises économique, sociale puis maintenant politique avec les différents scandales de conflits d’intérêts et la montée des idées nationalistes pour camoufler l’échec.
L’UMP peut accuser Marianne de faire de l’anti-sarkozisme primaire. Osera-t-elle la même attaque à l’encontre du New York Times ?

Côté français, l’inquiétante lettre ouverte de Marianne (encore !) à Simone Veil possède le mérite de montrer l’ampleur du désastre : nous avons franchi un point de non-retour dans le National Sarkozisme.

Afin de sauver l’honneur politique du pays, le journal en appel à la rescapée des camps de la mort, témoin illustre de la barbarie fasciste et des méthodes nazies, en raison du « besoin pressant d’entendre, de votre voix, une censure sans détour ». Tout un symbole.

Dorénavant il ne s’agit plus de faire du point Godwin pour vendre du papier. Non il s’agit de parler des vrais choses, des vraies pratiques, des vraies méthodes abjectes et de leurs futures conséquences, histoire de ne pas retomber dans un cauchemar menant potentiellement aux pires horreurs de Vichy.

Car finalement la question semble évidente :
La France de 2010 est-elle prête à suivre encore pendant 2 ans, une bande mafieuse corrompue jusqu’à la moelle, incapable de reconnaître ses erreurs et ses mensonges, comme son incompétence à endiguer les effets de la crise ?
Parallèlement notre voisin allemand (sic !) parvient honorablement, sans excès, sans politique nationaliste, à rétablir un taux de chômage acceptable…. Preuve du drame qui est entrain de se jouer en France. Car la Crise a bon dos.

La Bande à Sarko préfère les banquiers étrangers aux travailleurs immigrés
xénophobe sarkozy

Cpolitic.com

Par blogcpolitic - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 23:16

Au deux-tiers de son mandat Nicolas Sarkozy manifeste une double constance qui en fait le Président de la République le plus dangereux que le France ait connu sous la 5° République.

Fidèle à ses amis du Fouquet’s et autres millardaires, il mise sa réélection sur une politique démagogique d’exclusion au point de n’être même plus fidèle à son engagement de respect de la constitution.

 Il a prouvé par ces actes qu’il était le Président au service des plus riches : bouclier fiscal, clémence envers les délits financiers, adhésion non critique au néo-conservatisme libéral et multiplication des atteintes au droit du travail et aux conquêtes sociales (santé, retraites, etc...).

 Parallèlement et pour faire accepter ses attaques envers les plus démunis, il a fabriqué des clivages pour faire diversion en provoquant des « guerres intérieures » sur fond de démagogie et d’exclusion.

 Ainsi après l’éloge de la France qui se lève tôt contre les chômeurs parasites qui se lèvent tard durant la campagne électorale, il a ravivé lors des journées de manifestation syndicale la vieille opposition poujadiste public-privé. Ensuite, la popularité baissant, il a provoqué le calamiteux débat sur l’identité nationale pour stigmatiser la population musulmane. Enfonçant ce clou, il fallait faire d’une pratique archi minoritaire, le port du voile intégral, un moyen d’enrôler dans le même camp des laïques plus soucieux d’exclusion que de respect du fondement de la laïcité et les électeurs du Front National. Cette nouvelle croisade trouvant son point d’orgue dans les appels conjoints de Riposte Laïque et du FN aux apéros pinard saucisson ouvertement anti-musulmans.

 Plus récemment , il profite des médailles aux championnats d’Europe d’athlétisme pour opposer les gentils athlètes aux méchants footballeurs !

Il est sûr que la stratégie fait mouche. Pourtant cela ne lui suffit pas . Il a une autre ambition, rallier et élargir une assise électorale de plus en plus semblable à celle du FN . Pour cela il mise sur l’association délinquance immigration et n’hésite pas à s’en prendre aux fondements même de notre constitution.

Le discours de Grenoble est un véritable tournant dans le quinquennat.

En proposant deux lois inapplicables dans le cadre de notre constitution, des peines différentes selon qu’on est français et français d’origine étrangère et la responsabilité pénale de tiers pour des actes commis par des mineurs, il fait espérer ce que n’osaient même pas proposer les responsables du FN, la modification de l’article premier et fondateur de la Constitution de 19581.

Une autre déclaration dans ce discours confirme ce point : n’est-il pas significatif qu’il évoque 50 ans d’échec dans la politique d’immigration correspondant à peu de chose près à l’âge actuel de la 5° République. Les Gaullistes de l’UMP apprécieront !

Ce n’est plus seulement le traitement des jeunes délinquants et le problème de l’immigration qui sont en jeu mais la révision des principes fondateurs de la République dans une direction qu’on n’ose imaginer. Si comme le prétendait Besson au journal de 13h du 3 août 2010 il faut adhérer à des valeurs pour être français, la France n’est plus un état de droit qui respecte la liberté d’opinion.

C’est la loi qui doit être respectée sous peine de sanction, les valeurs de la République sont des références auxquelles on ne peut adhérer dignement que de manière libre et volontaire.

Si on va au bout de cette logique, il faudra renier aussi l’article 1° de la Déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen2.

Pourquoi ne pas remplacer la devise de la République par « Travail, Famille, Patrie » ? ou plus actuel : le Travail, le Fric, l’Identité Nationale !

Mais qui affronte aujourd’hui Sarkozy sur ce front ?

Martine Aubry, tétanisée par les sondages sur la délinquance, repousse à plus tard la riposte, d’autant plus qu’elle a dans ses rangs des E. VALLS et autres DSK pas si éloignés des discours présidentiels.

La Gauche du PC au NPA ne semble pas avoir pris la mesure de l’ampleur et des conséquences de cette menace constitutionnelle réitérant leurs critiques habituelles ou à peu près .

Sans riposte massive et rapide, ceux qui rêvent d’une 6° République risquent fort de vivre un cauchemar.

1« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

2« tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit »

Par Elisa tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 16:27

Les Français sont en vacances. Le gouvernement est encore une fois empêtré dans de sales histoires. Quoi de mieux pour faire oublier certaines affaires (comme celle de Woerth par exemple) que de stigmatiser une partie de la population ? Après les immigrés, après les musulmans, pourquoi ne pas marginaliser les Roms ?
 
Il y a presque un an, en juin 2009, le gouvernement et le parlement décidaient d’engager une lutte acharnée contre le port de la burqa. S’en est suivi un véritable acharnement politique et médiatique contre la communauté musulmane : l’immonde débat sur l’identité nationale, la polémique sur la candidate voilée du NPA aux élections régionales, celle sur le Quick halal ne sont que quelques uns de ces exemples qui n’ont cessé de diviser la population française. Chose plus ou moins étonnante, le président Nicolas Sarkozy était alors suspecté (et le reste aujourd’hui) d’avoir participé à ce que l’on nomme « l’affaire Karachi ». S’arrêter sur une minorité de la population reste en effet la meilleure manière de ne pas s’attarder sur les scandales judiciaires qui pèsent sur l’Elysée.

Cet été, le 28 juillet 2010, le président a annoncé sa volonté de s’attaquer aux « problèmes que posent les comportements de certains parmi les Roms et les gens du voyage » (sic).
Le ministre Hortefeux, chez qui l’on n’oserait soupçonner une quelconque diatribe raciste, est allé plus loin sur TF1 : « Faut-il se voiler la face ? Faut-il se cacher la réalité ? Il y a dans cette communauté, des comportements qui ne sont pas acceptables » (…) « Roms, gens du voyage, sédentaires ou non, la conséquence est identique : une hausse de la délinquance ». Aurait-il pu tenir de tels propos pour parler d’un criminel Français (d’origine bien française), breton ou parisien ? Pas sûr.

Diviser pour mieux stigmatiser

Le gouvernement ose tout pour faire oublier le scandale de l’affaire Woerth-Bettencourt. Le président parle « sécurité », son domaine favori dit-on à l’Elysée, alors même que son bilan depuis 8 ans est un échec cuisant. Le schéma de la stigmatisation reste aussi le même : on part d’un fait-divers (vendredi 16 juillet 2010, Luigi Duquenet, 22 ans, meurt suite à deux tirs de gendarmes après avoir forcé un barrage. S’en suivent deux jours de heurts, notamment à Saint-Aignan entre police et communauté Rom).
On généralise ce fait à une population dans son ensemble et on décrète qu’il faut des mesures exemplaires et de nouvelles lois (même si celles-ci peuvent parfois déjà exister).

Le ton est à l’extrême…droite

On connaissait la célèbre phrase : « la France tu l’aimes ou tu la quittes » de Jean-Marie Le pen et de Philippe de Villiers reprise par Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007. On la redécouvre aujourd’hui, mise en application par le gouvernement.

Nicolas Sarkozy a en effet annoncé à Grenoble, le 30 juillet que « la nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le président et l’UMP n’ont ainsi peur de rien pour faire croire qu’ils stoppent la montée de l’extrême-droite. Au lieu de contrer les groupes d’extrême-droite en adoptant une ligne républicaine, le président préfère récupérer les mesures phares du FN ou s’allier à Philippe de Villiers lors des régionales.

Panel des mesures contre les Roms

  • Démantèlement de la moitié des camps illégaux d’ici trois mois (300 environ).
  • Reconduite quasi immédiate en Roumanie et en Bulgarie des Roms ayant commis des atteintes à l’ordre public.
  • Réouverture d’un fichier d’empreintes digitales pour empêcher les personnes expulsées de bénéficier d’aides au retour.

 …

Le pire au service des présidentielles de 2012

Il va falloir s’y faire. Le président semble prêt à tout pour éviter comme le dit si bien le

« Collectif des 30 députés de la droite populaire », derrière Lionnel Luca et Christian Vanneste, « un 21 avril à l’envers ».
Les propos du président sont insupportables tant ils rappellent les sombres périodes de l’Histoire. Une Histoire qui semble avoir ses victimes favorites : autrefois appelés les Tziganes, aujourd’hui dénommés les Roms, gens du voyage, gitans… On se moque de faire des amalgames. On se moque de reconnaître que les français « d’origine étrangère » que l’on voudrait déchoir de leur nationalité sont pourtant Français, comme les autres, comme les « bons français ». On ne précise pas que les gitans et les manouches sont, dans 95% des cas, Français - dont la plupart le sont sur plusieurs générations.

Que, contrairement aux autres ressortissants communautaires, ayant droit à la CMU après trois mois de résidence, les Roms roumains et bulgares, selon les départements, sont exclus et renvoyés vers l’aide médicale d’État (AME). Qu’ils n’ont, dans la majorité des cas, pas accès aux minima sociaux (faute d’adresse fixe). Que les communes s’arrangent très souvent à ce qu’ils n’aient pas de points d’eau ni d’électricité.

Toutes ces imprécisions ne valent pas le coup d’être connues.

Pourquoi avouer à l’opinion que les incidents, aussi malheureux que ceux qui se sont produits à Grenoble, ne sont pas un problème ethnique ou « d’origine » mais la seule résultante d’un problème social ?
Rien ne semble freiner cette droite prête à amalgamer immigration et délinquance (comme l’a encore fait Sarkozy à Grenoble) ou durcir toujours plus l’aspect répressif. Le député UMP Eric Ciotti a d’ailleurs annoncé dimanche 1er août qu’une future loi pourrait permettre de mettre en prison les parents de mineurs délinquants. Ce n’est donc que le début de cette croisade contre les immigrés, les étrangers, les Roms, bref les français que l’on ne préfèrerait pas français.
Jusqu’où iront-ils ? On peut présager, hélas, que tout cela ira très loin.

Par D;Perrotin tiré d'acturevue - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 18:43
 Ce jeudi 8 juillet 2010, un accord capital conclu au terme d’une longue série de négociations entre les USA et l’Union européenne, est passé quasi inaperçu dans les médias, ce traité dénommée « accord Swift » entérine de fait le contrôle par les services US d’une très large part des transactions financières européennes.
 
1) définition : qu’est ce que le Swift ou la Swift ?
 
Toutes les personnes du milieu des affaires ou travaillant dans des services financiers ou comptables ont eu l’occasion d’entendre très fréquemment ce terme de « code Swift », généralement à l’occasion de virement bancaire destiné à l’étranger, à l’origine le terme SWIFT est un acronyme signifiant « Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication » du nom de la société de droit belge créée en 1973 et dont le but premier est de gérer et de faciliter d’abord sur le sol européen les transactions financières entre entreprises étrangères, le système s’est rapidement généralisé et en 2010 le système Swift est utilisé par près de 7800 établissements financiers dans 205 pays.
 
Au vu des chiffres et compte tenu du fait que presque tous les virements étrangers européens se font par son intermédiaire, on comprendra sans peine tout l’intérêt stratégique que peut représenter la surveillance voire la mise sous tutelle d’un tel organisme de gestion bancaire, or les fameux attentats du 11 septembre allaient en fournir l’occasion ..
 
2) la mise en place d’un dispositif de « lutte anti-terrorisme » après le 11 septembre 2001
 
Dans quelques décennies, lorsque l’empire anglo-saxon sera défait et que les rapports entre les nations seront complètement différents d’aujourd’hui, les historiens se demanderont comment un tel aveuglement généralisé a t il pu être possible à propos des « attentats » du 11 septembre ?
 
Pourquoi aucun état du Monde dit « libre » ne s’est il alors insurgé face à cette fantastique mise en scène du « nine eleven » qui était à l’évidence une imposture manifeste ?
 
Comment des esprits normalement constitués ont ils pu refuser de voir (ou d’admettre) que ce spectacle était destiné en fait à masquer un coup d’état intérieur afin de justifier l’abandon de pans entiers de principes de droit du Monde se prétendant encore « libre » ?
 
Oui ils se demanderont longtemps comment ? Les réflexes de soumission au groupe étudiés en psychologie, pour réels qu’il soient, ne peuvent suffire à expliquer une telle sujétion, il y a sans doute d’autres raisons plus profondes comme une volonté d’obéissance commune à des objectifs secrets décidés de longue date, mais c’est une question très vaste qui déborde largement du cadre de cet article ..
 
Certainement les historiens, quand nous ne serons plus là, auront tout loisir de se demander pourquoi il n’y a pas eu plus de réaction face à cette gigantesque affabulation ?
 
En tout cas au jour d’aujourd’hui, nous sommes bien ici et vivons hélas en plein ce psychodrame, qu’on le taise ou le déplore, nous n’avons guère d’autre choix que de subir et d’accepter le diktat des puissants qui ont déclaré la guerre à l’ennemi invisible (et imprenable), comprendre le terrorisme !
 
D’où entre autres cet épisode actuel de contrôle financier : dans cette vaste pseudo-chasse au « terrorisme », la surveillance des mouvements de fonds ayant pu peu ou prou servir d’appui aux « ambitions terroristes » allait être un des pièces du mécano de cette guerre totale que voulait Double You Bush et ce dès les jours qui ont suivi ce fameux 11 septembre, les services américains allaient de facto mettre en place les éléments d’une traque financière des acteurs potentiels ou imaginaires de la « menace terroriste », Al Qaida & Co ..
 
3) de la situation d’espionnage de fait à la mise en place d’une surveillance institutionnelle
 
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la mise en place de cet accord Swift n’a pas été une ouverture soudaine des données des transactions bancaires européennes aux services américains mais au contraire la tentative de régularisation a posteriori d’une situation d’espionnage quasi globale (et parfaitement illégale) que les autorités US s’étaient octroyées de facto au travers de cette fameuse société Swift sur les mouvements de fonds internationaux opérés par les banques et établissements financiers d’Europe !
 
Pression, intimidation, corruption ? Impossible à trancher, toujours est-il que dès le lendemain du 9/11, les Américains étaient informés à leur souhait sur la nature et le montant des transactions financières européennes et cette situation a perduré jusqu’en 2006 où la révélation de cet état de fait provoqua un mini scandale (aucune sanction de prise juste quelques protestations de principe) ; en septembre 2006 la commission belge de protection de la vie privée estima que la société Swift s’était mise en défaut et en octobre 2006 la CNIL de France condamna à son tour cette infraction aux règlements européens, condamnation de pure forme mais qui amena tout de même la nécessité d’une légitimation de cette situation d’espionnage quasi-permanent. Les USA arguant toujours de leur sacro-sainte guerre contre le terrorisme, exigèrent alors la confirmation de la légalité de ce qu’ils s’étaient autorisé en toute illégalité (vu que c’était pour la « bonne cause »), le Parlement européen ce lourd et coûteux machin comme l’aurait certainement surnommé le grand Charles allait s’empresser de leur donner satisfaction, on ne refuse rien à son « bon » maître.
 
D’abord un premier accord UE-USA est trouvé en 2007, mais celui-ci a du être revu après un changement des structures de Swift et un deuxième accord fut préparé pour la fin 2009, (entre-temps la société Swift fut blanchie en 2008 des accusations de non-respect de la vie privée qui pesaient sur elle) et là surprise en février 2010 le Parlement européen rejette l’accord UE Etats-Unis pour le partage des données bancaires issues de Swift, ultime sursaut d’indépendance des institutions européennes face à l’Amérique ?
  
Qu’on se rassure, tout le lobbying pro-US relayé par ses fidèles serviteurs n’allait pas tarder à réduire à néant cette vaine tentative de sauvegarde de la souveraineté du vieux continent, le 8 juillet dernier le nouvel accord Swift sera approuvé par le Parlement européen par 484 voix contre 109 et 12 abstentions, le nouvel ordre règne !
 
4) une lutte « anti-terroriste » dissimulant des objectifs nettement moins avouables
 
Ainsi qu’exprimé, cet accord Swift serait paré de toutes les vertus, la représentation française y voit pêle mêle une affirmation de sa souveraineté (grâce au traité de Lisbonne), la garantie des libertés citoyennes, une avancée dans la lutte contre le terrorisme, bref le salmigondis habituel dont nous abreuvent nos très chers (financièrement) députés, histoire d’expliquer que des fois, ils servent peut être à quelque chose ..
 
D’abord une première réflexion s’impose, on peut raisonnablement penser que si l’accord fut refusé en février puis adopté en juillet, c’est que le texte soumis au vote en juillet se démarquerait sensiblement de celui proposé 5 mois plus tôt, logique non ?
 
Et bien curieusement ce texte n’a subi que des retouches cosmétiques, c’est ce qu’exprime clairement la députée vert Hélène Flautre dans son intervention en séance plénière le jour du vote ! Etonnant non ?
 
Pas tant que cela quand on a une idée du fonctionnement et des rouages de ce lourd et coûteux machin, que s’est il donc passé entre-temps ?
 
Lobbying en coulisse, énorme pression US, son chargé d’affaires Michael Dodman à Bruxelles déclare « ne plus avoir aucune donnée et les mains liées pour enquêter (contre le terrorisme) », relayé par le très suave et ultra conformiste Barroso, qui engage à soutenir Cécilia Malmstrom, la ministre suédoise des affaires européennes en charge du projet, résultat :vote positif à 80% la semaine dernière « Yes we can ! ».
 
Pourtant les objections formulées par la députée Hélène Flautre conservent toute leur pertinence ;
  • le transfert de données s’effectuera en vrac, illusoire d’espérer un tri
  • toutes les données devront être conservées durant 5 ans, très lourd à gérer
  • les Européens ne disposeront d’aucun droit de recours face aux Américains pour abus
  • enfin Europol, chargé de cette surveillance, n’est pas un organisme judiciaire indépendant
 
Ainsi qu’exprimé lors d’un entretien de Eric Laurent sur France Culture (voir article de Frida) il y a abus manifeste quant à l’interprétation de ce qui serait une menace terroriste, chaque jour près de 2000 milliards de US $ transiteraient grâce au système Swift or les experts estiment là dessus au maximum à 100 millions de US $ les mouvements de fonds qui pourraient correspondre à des agissements terroristes soit 0,005% du total des transactions, bref une portion infinitésimale mais servant de prétexte à s’arroger un droit de regard sur tout l’ensemble, à ce niveau c’est manifestement de l’ingérence !
 
Sur le fond car cette menace terroriste qu’on nous ressort à toutes les sauces depuis le 9/11 n’est vraiment qu’un prétexte, cette surveillance généralisée des mouvements de fonds européens par les services américains peut avoir une utilité tout à fait autre en raison de la guerre économique latente que livre le nouveau monde au vieux continent :
  • il s’agit là d’une mine de données d’une richesse inestimable, qu’elle soit exploitée au niveau individuel ou en tant que statistiques, c’est un atout prodigieux dans ce conflit pour le contrôle de l’économie
  • c’est une évidence d’énoncer que le dollar US est en très mauvaise forme, dans cet affrontement entre devises, euro contre dollar, la connaissance des mouvements de l’adversaire sans contrepartie procure un avantage certain au dollar qui cherche visiblement à faire flancher l’euro afin d’assurer au moins provisoirement sa survie, l’Euro livré pieds et poings liés par la Commission au dollar ?
Vraiment ce Parlement européen défend avec brio les intérêts de ses concitoyens !
 
5) un asservissement de plus en plus flagrant envers la puissance américaine
 
Tous les éléments relatés plus haut démontrent à l’évidence une chose ; en matière économique et monétaire la souveraineté des Européens et donc des Français semble être devenue quelque chose de parfaitement factice, on peut dire que quelque part les Américains ont réussi leur coup, depuis le 11 septembre quand ils estiment avoir besoin de quelque chose (données bancaires) ils le prennent sans rien risquer, ensuite quand cela leur est reproché ils font pression (avec succès) afin que cet abus de pouvoir soit entériné légalement, bon dans ces conditions, c’est gagnant tout bénéfice pour eux et sans contrepartie pour l’adversaire !
 
C’est sans doute l’élément le plus choquant de cette sinistre farce du débat par un Parlement « souverain », c’est d’accepter finalement sous de vagues motifs de défense un accord totalement déséquilibré car conférant de fait un pouvoir supplémentaire à un adversaire potentiel, lequel devient légitimé à mettre le nez dans vos affaires sans que vous puissiez en faire de même, c’est un non-troc, un non échange, une allégeance de fait, parfaitement stupide, alors pourquoi ?
Enfin il faut bien réaliser que par cet accord « Swift » sans contrepartie de réciprocité pour les Européens, il y a pour la France double abandon de souveraineté !
  • dans un 1er temps la France s’en remet au bon vouloir des institutions européennes qui décident à notre place d’accepter ou non les exigences US d’information sur les mouvements de capitaux effectués par des particuliers ou des entreprises envers l’étranger
  • puis bien sur « elles » acceptent (comment en serait il autrement) après une résistance de pure forme, qu’une nation étrangère qui est notre principal concurrent économique puisse disposer d’un accès libre et illimité aux données de transfert de fonds de nos concitoyens, les soi-disant dispositions de garantie des libertés ne signifiant rien d’autre que des formules de politesse qu’il est de bon ton d’employer en de telles circonstances
En résumé c’est difficile d’imaginer plus nul comme défense de nos intérêts !
 
On aurait tort de considérer que toute cette discussion à propos de transfert d’informations ne serait au fond qu’un problème bureaucratique ne concernant nullement le citoyen lambda, il s’agit au contraire d’une brique essentielle dans l’agencement d’un système global de domination du Monde avec à sa tête l’oligarchie anglo-saxonne
Par Hieronymus tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 17:41

 D’après l’agence d’infos économiques Bloomberg, la Chine, la Norvège, Singapour et le Koweït ont déjà perdu plus de quatre milliards de dollars à cause du désastre écologique en Louisiane. Mais ils ne sont pas les seuls. Le désastre fait tache d’huile chez tous les actionnaires de fonds de pension qui misaient sur la redistribution généreuse de dividendes de la BP en oubliant que cela était possible grâce aux impasses faites sur la politique de sécurité environnementale pratiquées par le pétrolier britannique une fois qu’il avait décidé de « garantir » un sixième des revenus des retraités.
 
Et voilà que la City, mais aussi les retraités, le gouvernement mais aussi l’opposition travailliste, se mettent à blâmer le président américain qui, par sa politique « le pollueur sera le payeur », « s’attaque aux plus démunis, aux retraités, aux petits investisseurs » qui comptaient, pour arrondir leur retraite misérable voir inexistante, aux quelques sept milliards de livres de versement de dividendes du pétrolier. Le titre du Daily Telegraph (10/6/2010) résume la situation : « Barack Obama tient sa botte à la gorge des retraités britanniques ».

Bien entendu, le journal, fervent défenseur du libéralisme sauvage, s’arrête là.

On est hélas habitués à un monde ou le marché distribue les profits et fait payer par les Etats les pertes. (Quitte à les accuser juste après d’être des dépensiers frivoles). On est hélas habitués à subir ses analystes qui exigent, avec la cadence d’un métronome à grande vitesse, la privatisation des retraites, des entreprises stratégiques (énergie entre autres), qu’elles envoient ensuite aux tartares de la faillite (Californie, Grande Bretagne, etc.). On est hélas habitués à voir, et de plus en plus, des millions de retraités dépendant des résultats des financiers, résultats qui se font en déconnexion absolue avec le monde tel qu’il est. Financiers qui exigent en même temps (et le prennent en compte pour leurs « évaluations ») une modernisation des Etats aux frais du contribuable (routes, chemins de fer, aéroports, systèmes d’assurances, éducation, etc.) et, en même temps, leur paupérisation, voir leur extinction (baisse d’impôts, privatisations dans le domaine de la sécurité, de la poste, de la défense nationale, du contrôle des aéroports, etc.).

Le marché s’offusque qu’on lui demande des comptes, il se croit le seul à pouvoir évaluer (les autres et lui-même). Juge et partie, roitelet irresponsable, enfant gâté exigeant qu’on lui rachète chacun des jouets qu’il casse, en lorgnant parallèlement sur ceux de son voisin. 

Pour revenir au désastre écologique qui, très logiquement dans ce système irrationnel, devient un désastre des pensions, nos retraités à qui on a vendu une pérennité de revenus grandissants, non seulement n’auront pas leurs dividendes mais ils sont techniquement solidaires de BP. En d’autres termes, ils assument aujourd’hui une baisse d’un tiers du capital de la compagnie, et demain, sans doute, ils paieront ses pertes. Ils seront aussi les dindons de la farce au cas d’une reprise par une autre compagnie pétrolière qui exigera, pour l’achat, une minimalisation des créances. Et si la faillite de milliers d’épargnants et de retraités n’est pas suffisante, l’Etat mettra la main à la poche.

En conséquence, les travailleurs anglais (mais pas seulement) se trouvent dans une situation surréaliste : ils s’obligent solidaires non pas des victimes du raz de marée pétrolier en Louisiane mais de ceux qui l’ont provoqué. En espérant de la sorte pouvoir manger demain. C’est pourtant mal barré : chaque baril déversé sur le golfe du Mexique coûte plus qu’une pension mensuelle dorée (4 000 euros). D’autant plus que BP est entrain de perdre beaucoup plus à la bourse (un tiers de sa valeur) que ce que lui coûtent effectivement les mesures anti-pollution engagés et le dédommagement des victimes. Jusqu’où ira la logique prédatrice de l’immédiat ?

Par Michel Koutouzis tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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